Complètement zébrée…

La question du jour est complètement barrée, puisqu’il est question de zèbre. Pas l’animal sauvage des savanes mais ça version humaine bien plus urbaine. Enfin en théorie. Car le zèbre humain semble un brin sauvage aussi. En tout cas pas forcement aisé à apprivoiser.

La définition du zèbre « humain » fait débat. De façon simpliste le zèbre est une personne « surdouée » intellectuellement et émotionnellement. Ce qui paradoxalement le rend souvent inadapté à notre vie en société. Mais le terme de « surdoué » n’est pas vraiment adapté. Peut-être que « surdéveloppé » serait plus juste. Le zèbre est une personne hors normes. Et sortir de la normalité n’est pas forcément une qualité dans notre troupeau d’homo sapiens. Et ce sur-développement touche aussi bien atouts que faiblesses.

Pour ceux que le concept intéresse, je vous mets en fin de billet quelques liens qui pourront vous éclairer sur le sujet.

Revenons à nos moutons, nos zèbres, notre question. Le sujet m’avait bien déjà traversé l’esprit et questionnée légèrement mais je l’avais pris plutôt à la légère sans vraiment me l’approprier. Alors si je reviens dessus aujourd’hui et que je prends le temps et la peine de poser ma réflexion ici c’est qu’une personne m’a clairement, et sérieusement posé la question : Es-tu zèbre ? Autant vous dire de suite que pour cette personne ce n’était pas du tout un faire-valoir mais plutôt un faire-fuir. Je pense d’ailleurs que ce concept à tendance à rapprocher les zèbres entre eux mais à les éloigner encore plus du reste de leurs congénères sans rayures. Ce qui, de mon point de vue, n’est pas vraiment constructif. Alors, par réflexe, j’ai tenté de démontrer que non. Sauf que… plus j’y pense et moins j’arrive à me convaincre moi-même… Du coup, depuis, je cogite. Suis-je zébrée ?

zebre

Le terme de « surdouée » ne me parle pas personnellement. Pourtant, depuis que j’ai ouvert le dossier zèbre dans un coin de ma tête, les souvenirs remontent et il semblerait qu’ « on » est déjà tenté de m’apposer cette étiquette par le passé. Le truc, c’est que mes parents ont toujours refusé de me coller des étiquettes : pas besoin de ça pour avancer dans la vie ; ça pèse plus que ça ne te porte. Et je n’ai jamais eu à déplorer leur vision des choses. J’ai déjà parlé de leur refus de l’étiquette « handicap » à mon sujet. Apparemment il en a été de même avec la question « surdouée » où ils ont décliné les tests de QI quand il a été question de me faire sauter une classe. Ce que j’ai refusé, car j’y voyais plus d’inconvénients que d’avantages. Et mes parents, qui avaient souhaité prendre en compte mon avis sur cette proposition, ont respecté mon choix. Le sujet a donc été abordé, réfléchi et clos.

Le reste de ma scolarité n’a d’ailleurs pas brillé au point de se poser la question de rouvrir le débat. J’étais plutôt dans le groupe de tête à l’école mais peu souvent « la » tête. J’ai pu être très douée dans une matière et très nulle dans une autre. J’ai aussi pu être aussi (très) douée et (très) nulle dans la même matière, en alternance j’entends. En fait cela dépendait pas mal du contexte (motivation, prof, relation amicale). Par exemple, j’ai eu un mal fou à apprendre à lire. Il a fallu qu’on me propose une autre méthode d’apprentissage (une basée sur la logique et non sur le par cœur) pour que je « décoince » totalement en quinze jours. Et à partir de ce moment-là, je n’ai plus lâché les livres. A l’inverse, j’ai découvert la trigonométrie lors d’un séjour en Angleterre. Mon niveau dans cette langue était alors catastrophique (et toujours pas fulgurant aujourd’hui) et la notion mathématique totalement inconnue car au programme des classes supérieures à la mienne à cette époque. Pourtant, j’ai « choppé » le truc sans soucis et pris plaisir à les approfondir, jusqu’à ce que l’on rentre quelques années plus tard dans des concepts et ensembles à proprement parler Irréels.

Pour ceux qui sont familiers de l’idéologie zèbre, je ne pense pas avoir besoin d’en dire plus. Pour les autres, je vous invite à suivre les liens précédemment évoqués. Ce que je peux quand même vous dire c’est que les éléments et événements que je vous présente sont de dignes symptômes du zèbre : grande motivation, grande capacité ; faible motivation, capacité désactivée, parcours fluctuant, besoin de comprendre pour apprendre, logique avant tout mais émotions en corrélation permanente, intérêts variés et variables…

Comme je le disais le « par cœur » n’est pas mon truc. Cela ne l’a jamais été et je ne pense pas que cela le soit un jour. J’aurais tendance à dire que je n’ai pas une bonne mémoire. Et pourtant, mes souvenirs les plus anciens remontent à mes deux ans ; ce qui apparemment est assez inhabituel (je précise, pour ceux qui douteraient, que se sont des souvenirs sans photos, et non partagés par des personnes qui auraient pu me les faire intégrer plus tard). Et puis, il y a certaines choses que je mémorise très bien, comme les sensations. J’ai une très bonne mémoire visuelle, olfactive, tactile, kinésique. Bonne mémoire aussi des choses, des lieux, des idées. Par contre, mémoire des gens, des noms, des mots : flop total. A bien y réfléchir ma mémoire n’est pas mauvaise, elle est juste sélective. Proportionnelle à mon intérêt. Ainsi, si je m’en tiens au profil du parfait petit zèbre, j’y réponds une fois de plus. C’est juste qu’une des caractéristiques se fait quelque peu écraser par une autre plus fortement marquée chez moi.

Je reviendrais bien sur la question des surdoués mais cela ferait un peu décousu… Tant pis. Pour ce billet, c’est pas grave. C’est même dans le thème. logique. Je vous dirais plus bas pourquoi. Je disais donc, enfin je voulais vous dire, vous préciser, que si je ne me suis jamais sentie surdouée je pense que c’est aussi lié à mon environnement. En y repensant, (ce que je fais beaucoup en ce moment) ; enfin je pense souvent beaucoup mais là le souvent est surtout relatif aux zèbres. Bref, je prends conscience que j’ai toujours été entourée de personnes qui l’étaient bien plus que moi. Surdouées je veux dire. Les étoiles ne brillent que la nuit parce que la nôtre, qu’est le soleil, sait se rendre bien plus visible. Mais là, je pars du principe que j’ai été surdouée. Est-ce que ça s’arrête ? Je ne crois pas. Est-ce que ça veut dire que je le suis encore ? En fait, ce que je voulais vous dire, c’est qu’il parait que les zèbres s’attirent. Du coup, si je suis un zèbre, j’ai dû rechercher et côtoyer d’autres zèbres sans le savoir. A mon avis il ne le savaient pas eux non plus ; que j’étais zèbre et qu’ils l’étaient aussi. Et que nous le serions toujours. Peut-être que je suis un petit zèbre dans un troupeau bien plus zébré que moi. Comme les étoiles. Je brille mais moins fort, ou plus loin, que mes voisines. Car la perception des étoiles c’est une question de distance pas d’intensité, enfin principalement, mais là j’ai plus en tête une notion d’intensité que de proximité. Donc la métaphore de l’étoile n’est pas juste. Mais pas fausse non plus car elle permet, je pense, d’éclairer d’illustrer le sujet. Alors serais-je un petit zèbre qui en côtoie de plus grands ?

Je vous ai perdus ? Désolée. Enfin, j’avais prévenu que cela risquait d’être décousu. Cette manière de faire, d’écrire, de penser surtout, que je vous laisse apercevoir sur les lignes précédentes est aussi une caractéristique du zèbre. C’est le principe de la pensée arborescente. Je crois que c’est le point zèbre qui me parle le plus. Celui où j’ai immédiatement dit : »ah, oui ! Ça c’est tout moi. » et que je n’ai jamais remis en question. Alors que j’ai une grande tendance à la remise en question. De tout y compris de moi-même. Bref, avec ma pensée arborescente, je suis sur une idée ou une question, qui me conduit à une autre réflexion, qui me fait penser à autre chose. Je reviens sur la première puis la troisième. J’associe la seconde et la troisième, ce qui me mène à une autre pensée. La quatrième me rapporte à la une puis la deux et la trois. J’ai oublié ce qu’était la quatre. Mais je suis passée sur une cinquième. La quatre est revenue ! Elle fonctionne bien avec la deux. Voilà donc la sept. Car oui, il y a eu une six entre-temps. Vous êtes de nouveau perdus ? Je comprends. Je me perds parfois aussi dans mes pensées. Combien de fois m’a-t-on dit que je passe du coq à l’âne !!! J’ai aussi une mémoire de poisson rouge. C’est logique pour un zèbre : bonne mémoire suivant l’intérêt. L’intérêt varie, la pensée aussi. Donc la pensée d’il y a quelques secondes n’est déjà plus intéressante et sortie de l’esprit. Jusqu’à ce qu’elle revienne. Mais entre-temps on l’avait oublié. Revenons à notre âne. Enfin notre coq. Ce qui semble incongru pour mon interlocuteur est en fait totalement logique pour moi. Tout le parcours de mes pensées n’a pris que quelques secondes. La personne avec qui je parle est toujours avec le coq que j’ai visité toute la ferme. Alors oui j’en suis à l’âne, là. Des fois, j’essaye d’expliquer mon raisonnement, des fois je laisse juste couler et parfois aussi je m’agace que l’autre ne m’ait pas suivi. Mais quand je trouve quelqu’un qui est sur la même longueur que moi, j’apprécie ! D’où peut-être le fait que le zèbre s’entoure de zèbres. Ce phénomène explique aussi parfois le fait qu’il manque des mots dans mes écrits. Qu’on me dise que je parle trop vite. Mes doigts courent pour suivre ma pensée et il y a parfois des ratés. Mes moyens de communication ne sont pas assez performants pour suivre ma pensée. En contre-partie, écrire m’aide à canaliser mes pensées ; me force à ralentir le rythme. A me poser. D’où ce blog.

Je disais Parfois aussi je m’agace. Autre point caractéristique du zèbre. L’impatience et la frustration qu’elle engendre. Pas besoin de vous préciser que si je reviens sur ces petits mots, c’est que c’est le jackpot pour moi sur ces deux points-là. Et ça, je ne pense pas avoir besoin de préciser que ce n’est agréable ni pour le zèbre, ni pour celui qui le côtoie. Mais je me soigne et je m’améliore pas trop mal.

Entre pensée arborescente et impatience, le zèbre a tendance à être multi-tâche et insupportable. Il est vrai que, souvent, une seule activité m’ennuie. Il m’est rarement possible de regarder la télé sans rien faire d’autre. J’ai souvent besoin d’avoir les mains ET l’esprit occupés en même temps. A l’inverse, j’ai une capacité d’imagination et d’auto-réflexion qui peut m’occuper fortement et longuement : étudiante, je bossais l’été en usine. Travail à la chaîne, de nuit, dans le bruit. Comprendre aucun intérêt intellectuel, aucune réflexion nécessaire et aucun moyen de communiquer avec son/sa collègue. Bref, de quoi bien se faire ch***. Et pourtant certaines nuits, je n’ai pas vu les 8 passées, en étant selon l’expression « perdue dans mes pensées ». Même si pour moi « en voyage dans mes pensées » serait plus congruent.

Cette capacité imaginative mène souvent l’enfant zèbre à avoir des compagnons de jeu imaginaires. J’avoue ne pas avoir souvenir de ça. Mais j’avais deux doudous qui étaient des amis, pour moi, bien réels. En contrepartie, l’enfant zèbre a plus de mal à se socialiser avec des congénères de son âge. Il préfère souvent la compagnie des personnes plus âgées. Et là, je dis double-check. Malheureusement. Car se sentir en marge de la société, de son groupe communautaire, de son troupeau dirais-je, n’est agréable pour personne je pense. C’est un peu l’histoire du vilain petit canard. Tu ne te sens pas à ta place, peut-être parce que ce n’est pas vraiment la tienne. Enfant, j’ai toujours apprécié de passer du temps avec les adultes. Adulte, je me connecte bien mieux avec les personnes plus âgées que moi. Cela se constate d’ailleurs encore aujourd’hui au regard de mon entourage. J’ai la sensation plaisante de m’enrichir auprès de ces personnes aux connaissances et au vécu plus consistants que les miens. Et j’ai encore bien trop régulièrement la sensation d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine.

elephant dans un arbre

Le plaisir de s’enrichir… Intellectuellement, on s’entend. C’est un grand moteur chez moi. J’aime apprendre. J’aime découvrir. Alors forcément cela se traduit par une nature curieuse et pleine de questions. Des questions… J’en ai un nombre infini ! Si vous vous demandiez pourquoi ce nom de blog, voila surement une des réponses.

La curiosité, l’imagination, la logique propre à tout équidé rayé mène tout droit à l’expérimentation ! Une question ? une idée ? Forcément faut tester… Il parait que le zèbre aime ça. Et qu’il a parfois « l’esprit tordu« . Autant vous dire quand écrivant ces mots là, j’ai le sentiment d’être bien zébrée. L’age venant, j’ai appris à être plus raisonnable et plus prudente mais mes plus grosses bêtises viennent d’expérimentation. Car souvent parfois l’expérimentation tourne mal… La dernière claque que ma mère m’a donnée est d’ailleurs le rebond d’une mauvaise expérience. J’avais 16 ans. Pour ma part c’était expérimental et logique. Je voulais vérifier si ce que l’on m’avait dit était vrai. Bah, c’était faux. Ou pas suffisamment vrai. Pour ma mère c’était déjà étrange de s’interroger sur ce genre de chose alors c’était encore plus stupide d’aller vérifier. Mais pour toi, enfin pour moi (mais oui aussi peut-être pour toi) c’est juste évident qu’il fallait le faire. Aujourd’hui encore je pense que je serai capable de le refaire si je ne l’avais pas déjà fait. Par contre, c’est le genre de moment où tu te dis vraiment que tu n’es pas câblée comme les autres… Et c’est là où les autres se disent aussi que t’es pas câblée « normalement » et que les deux parties pâtissent de certaines difficultés de cohabitation. Peut-être alors que d’être identifiée zèbre permet dans ces cas-là d’apporter un peu de compréhension mutuelle.

La logique, je vous l’ai placée sans vraiment m’y attarder. Mais c’est surement l’un des points incontournables de tout zèbre qui se respecte. Même si la logique du zèbre n’est pas forcément celle des autres, y compris comparativement à un autre zèbre. En cela, je me suis décrite il y a peu en disant : j’ai de la logique mais je ne suis pas 100% logique. Phrase qui peut paraître assez illogique mais qui parlera surement aux zèbres. La logique est intrinsèque aux zèbres. Ils l’aiment et en ont besoin.

C’est là où ça se complique. Notamment pour la vie en société et le respect des règles. Le zèbre respecte les règles tant qu’elles sont logiques. Ce qui est malheureusement loin d’être systématiquement le cas. Ce qui fait que le zèbre a souvent des problèmes avec l’autorité. L’animal zébré étant, pour faire un petit rappel, le seul équidé que l’homme n’a su domestiquer. Et là, je plaide coupable. Totalement coupable. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai été traitée de rebelle. Ce n’est pas pour me donner un genre, c’est réellement dans ma nature. Si la règle est logique pas de problème, si elle ne l’est pas… Aïe !!! Sur ce point-là, je suis totalement… zébrée. Et puis à l’inverse les gens qui ne respectent une règle logique (de mon point de vue) cela me hérisse le poil. Comme quoi je ne suis pas rebelle par principe mais par conviction. Dans les traits de caractère du zèbre on signale également un sens fort de la justice, de l’équité et de la morale. Et une certaine intolérance vis-à-vis d’un manquement à ces égards aussi. Mais tout ça c’est de la logique…

Et tout aussi logisuement, nous arrivons sur un autre problème du zèbre : il est souvent dans les extrêmes. D’où parfois ce problème d’intolérance. C’est souvent noir ou blanc. La nuance est difficile. Le zèbre est « hyper« . Hyper-exigeant, hyper-sensible, hyper-réactif, hyper-chiant. Hyper-tout en fait. Stricto sensus, « hyper » veut dire : au-dessus / au-delà. Donc à défaut de taper dans les extrêmes, le zèbre est la plupart du temps, et à minima, hors moyenne. Ça marche évidement aussi bien dans les directions positives que négatives puisque de toutes manières, elles se rejoignent (plus impatient donne logiquement moins patient).

De nouveau, je vais dire « malheureusement », car là encore je m’y retrouve aussi beaucoup. Combien de fois ne m’a-t-on pas dit « mets de l’eau dans ton vin », « la vie n’est pas qu’en noir et blanc » ? Combien de fois n’a-ton pas cherché à me tempérer, à me faire revenir dans la moyenne ? Cette moyenne qui m’ennuie tant… Car oui, encore une fois, je reconnais et me reconnais dans les hypers. J’en suis et j’en ai besoin. Le temps adoucissant les angles, je m’adoucis mais la routine continue de me frustrer. J’ai besoin d’intensité, de contraste. J’ai effectivement longtemps vu la vie en noir et blanc. Aujourd’hui, je peux y mettre quelques teintes intermédiaires, genre gris anthracite ou blanc perlé… Sérieusement, le gris souris m’endort toujours. Alors j’ai appris à trouver des alternatives : un rose fuchsia, un jaune soleil ou encore un bleu cyan. Ok, on n’est toujours pas dans la demi-mesure mais ça rajoute quand même des nuances. Non ?

J’ai appris aussi à prendre du recul. A ne pas prendre tout personnellement. Car le zèbres est également altruiste, compatissant et empathique. Sauf que son coté extrême peut aussi le pousser à tomber dans la sympathie voire dans la contagion émotionnelle. Ce qui me fait vous dire, sans surprise, que je suis une véritable éponge émotionnelle et que c’est loin d’être facile à vivre. Du coup, pour me protéger, j’ai tendance à mettre une certaine barrière avec les autres. A ce titre je ne peux me qualifier d’altruiste. Au contraire j’aurais tendance à faire dans l’égoïsme. Par instinct de protection. Poussé à l’extrême, pour changer…

Dans les qualités qui peuvent tourner aux défauts, le zèbre est également un grand lucide. Ce qui fait de lui une personne souvent en proie au doute, empreint de la peur de l’échec, car il connait les risques et les limites. Il n’est pas tendre avec lui-même, car sa lucidité le rend critique. Par équité, il traite les autres comme lui-même et n’est donc pas forcément tendre avec son prochain non plus (compassion vs pitié). C’est donc souvent un angoissé, un perfectionniste et par glissement un éternel insatisfait. En fait, c’est à la fois un réaliste et un idéaliste. Certains diront un chieur et ils n’auront pas forcément tort. En tout cas (ou presque), le zèbre est quelqu’un qui souffre d’un fort manque de confiance en soi. Pour ma part le doute est très présent, le manque de confiance aussi. Et le coté chieur reconnu (quand on se saoule soi-même, il est difficile de le nier). Mais le travail sur moi fait les années précédentes m’a permis de fortement lâcher prise sur la perfection. J’ai appris que l’échec fait partie du processus de réussite et le gère beaucoup mieux. Il paraîtrait même que je suis beaucoup moins chieuse qu’avant. Pour cela je dis merci à l’hypnothérapie.

J’aurais encore de quoi parler longtemps car la liste des caractéristiques est loin d’être finie. Je pourrais encore vous faire de nombreuses passerelles entre le zèbre et ma petite vie, comme le fait que je sois gauchère (cerveau droit plus développé), OPC (intérêt et de capacité à résoudre les problèmes), architecte (créativité, logique, altruisme, idéalisme, réalisme…), qu’en 10 ans de vie professionnelle, j’en suis à mon troisime metier, que j’écrive ce blog (en plus du questionnement permanent, il y a le plaisir des mots, du mot juste, du jeu de mots),que j’ai une tendance asociale, une certaine difficulté avec le second degré, un sens porté sur le détail… Mais il est grand temps que je m’arrête car je pense en avoir déjà perdu plus d’un en route.

zèbre

Alors suis-je zébrée ? Oui. Suis-je un zèbre ? C’est possible probable. Certains me demanderont peut-être si je ferai les démarches pour en être sûre ? Je crois que non. Je suis ce que je suis et quoiqu’il en soit je le vis plutôt bien. Aujourd’hui en tout cas. Je ne ressens pas le besoin d’une étiquette pour être mieux acceptée ou mieux m’accepter moi-même. Découvrir et intégrer ce concept me suffit pour prendre conscience d’une part de moi-même et m’aider à poursuivre mon évolution personnelle positivement. Il y a juste une petite lueur de curiosité zébrée au fond de mon esprit qui ne me fera jamais dire jamais.

Pour ceux qui sont arrivés jusque-là, n’hésitez pas à me faire part de vos retours sur le zèbre en général, ma zébritude ou, mieux encore, la votre.

Et comme convenu, les petits liens pour en savoir plus :
zébra-crossing
zébrattitude
L’Express
psy.be
Les vendredisintellos
Jeanne Siaud-Facchin et ses livres

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Les petits bonheurs de février 2018

Les petits bonheurs du quotidien. Acte II : Février. 28 jours ; 28 bonheurs. Dans l’ordre à peu près chronologique.

Alors qu’est-ce qui m’a donné le sourire ce mois-ci ?

  1. Etre payée. Ça peu être surprenant mais ma boite a des finances plus que fragile. Ce mois-ci la banque a bloquée les salaires. Bon ca a été résolu en quelques jours mais ça fait du bien quand le suspens s’arrête.
  2. Se faire belle. Pour soi et pour un autre.
  3. Un weekend, des photos. Pour les projet52 mais aussi pour une amie.
  4. Se réjouir des 3 petits flocons qui tombent sur Toulouse. Alors que la moitié de la France croule sous la neige. Je dois me contenter de ce petit extrait. Mais je l’apprécie déjà pleinement.
  5. Faire une méga cession ménage en musique et donc en dansant. Le plaisir de rendre agréable l’utile.
  6. Recevoir une carte de voeux et y lire un petit mot attentionné qui me correspond bien.
  7. Rentrer très tard du boulot. Mais juste parce que t’es restée papoter avec une collègue.
  8. Une matinée enneigée. Plus que les trois flocons précédemment, un vrai paysage blanc et de la neige qui tourbillonne ! Plus qu’un petit bonheur : un moment d’euphorie, de régression totale. J’ai pris le chemin des écoliers. Normal j’avais 5 ans
  9. Avoir et profiter d’une souplesse d’horaires de travail. Ainsi j’ai pu arrivée avec 2h30 de retard sur mon heure officielle pour aller me balader sous la neige et mon patron m’a juste trouvée courageuse d’avoir été errer par un temps pareil.
  10. Rentrer chez soi à vélo en longeant la Garonne à l’heure où les couleurs du ciel sont tendres et se reflètent sur le fleuve.
  11. Suivre les JO et ressentir tensions et émotions par plaisir du sport et fraternité nationale. Etre heureux pour ces médaillé.e.s qui vivent les moments les plus intenses de leur vie.
  12. Reprendre le vélib pour les sorties en ville.
  13. Aller voir « En toute amitié » (avec des copines évidement) au 3T (café-theatre toulousain). Et rire pendant 1h30. Ça, c’est un vrai moment de pur bonheur.
  14. Apprécier les vacances scolaires. Même si ca ne me concerne pas directement. C’est moins de monde sur la route. C’est aussi l’époque des enfants chez les grands-parents et donc des copines-mamans plus dispo pour sortir.
  15. Retrouver des sensations de quand j’avais 15 ans.
  16. Revivre en mode, j’ai 20ans mais avec les avantages d’en avoir 30.
  17. Faire de nouvelles rencontres. Parfois éphémères mais toujours intéressantes.
  18. Sortir de ma zone de confort. Encore.
  19. Manquer de sommeil au boulot. Et non pas à cause du boulot comme cela a pu m’arriver auparavant mais juste parce que j’ai profité du moment présent.
  20. Résigner pour un an. Même si… cf point 1. Le prendre comme l’élément positif qu’il est et ne pas se prendre la tête sur sa fiabilité.
  21. Voir la nature qui commence à refleurir. Ça sent le printemps !
  22. Acheter une couette chaude ++ et dormir dessous comme un bébé. Et oui malgré les premières fleurs c’est encore l’hiver.
  23. Revoir le soleil et le ciel entièrement bleu quelques jour d’affilée après plusieurs semaines de temps breton gris et humide
  24. Avoir une insomnie et avoir quelqu’un pour tchater au milieu de la nuit !
  25. Ne faire qu’une demi-nuit et s’apercevoir qu’on a paradoxalement un sourire jusqu’aux oreilles et une d’énergie considérable le matin.
  26. Prendre du recul un instant sur le moment de vie présent et réaliser qu’on est juste heureuse. Et que ce sentiment semble se développer revenir bien fréquemment qu’avant…
  27. Multiplier les déjeuners entre ami.e.s. Allier plaisir avec plaisir.
  28. Avoir le sentiment d’avoir eu une vie très intense ce mois-ci. En rythme, mais surtout en émotions !

Et vous ? Vos petits ou grands bonheurs du mois ?

Projet(s) 52 #6

Vous avez dit café ?

Généralement je décline poliment. Mais j’ai souvent l’impression que décliner un café (ou un thé) est en soit une impolitesse… Bref, cette semaine je m’y colle pour faire plaisir à Ma’ et puis parce qu’il s’agit de le photographier et non de le boire.

J’ai trouvé une parade : j’ai choisi un café qui fait surtout du thé et des pâtisseries à tomber (rien que d’y penser je sens que je vais rêver de leur tarte choco-framboise). J’ai choisi le Flower’s café. Comme vous pouvez le voir même par -5° la terrasse est bondée. La réputation de cette adresse toulousaine n’est plus à faire. Elle fait partie de mes préférées, alors, si vous passez par-là n’hésitez pas à vous arrêter.

Chez Milie, il était question de chemin. Curieu.ses de savoir lequel j’ai emprunté ?

Bon, si vous vivez dans la ville rose, il ne vous aura pas échappé que jeudi matin c’était plutôt ville blanche. J’ai donc pris le chemin des écoliers. Cela n’arrive que très rarement. Qu’il neige à Toulouse je veux dire. Enfin pour le chemin des écoliers c’était aussi une première, je suis du genre plutôt sérieuse d’habitide. Sauf que ce matin-là en découvrant ce paysage tout blanc, j’ai juste eu envie d’en profiter. N’ayant rien d’urgent et un patron plutôt cool sur les horaires, j’ai envoyé un message pour prévenir de ma non-arrivée et je suis partie me balader ! C’est ce que j’appelle vivre l’instant présent et que je m’applique à savourer. Un peu moins de 10km et 2h30 plus tard, je suis quand même aller bosser :

Ça, c’est la photo que j’ai instagramée pour le chemin du projet 52 de Milie. Mais à la base je voulais vous imager le chemin de Compostelle qui traverse Toulouse et que j’ai côtoyé lors de mon année en Galice. Bon, je voulais aussi photographier une goutte de café s’étalant dans la tasse mais je n’ai pas réussi. La goutte. Je n’ai pas réussi la photo de la goutte. Pour le chemin de compostelle, j’avais ces deux-là :

En fait le thème complet, c’était « sur le chemin ». Sur le chemin, cette semaine, il y avait de la neige… Et des coquilles.

Au départ pour le café, j’avais aussi pensé à ça :

Parce que pour du café… What else ?

Mais ca faisait trop de mondialisation cette semaine. Car, si y’a bien une franchise qui fait tilt pour associer chemin et café, c’est Starbucks. Et comme ils viennent de s’installer à Toulouse, on commence à voir des gens cheminer avec leur café à la main. Dans mon esprit enfantin, c’était réservé au cliché New-yorkais. Apparemment, le toulousain assimile bien la diversité culturelle. Sur le chemin maintenant il y aura du café !

Photo volée donc photo flouée… Désolée.

Cette semaine, j’ai comme eu du mal à choisir. Un bon café m’aurait peut-être aider à prendre un chemin plus direct. Mais voilà, deux mots, deux questions mais de multiples solutions.

Projet(s) 52 2018 #5

Cette semaine, les questions c’est pastel et douceur chez Ma’ et Millie pour les projet 52.

J’ai commencé par Pastel.

Petite, pastel, c’était des crayons de couleur à base de cire. Puis c’est devenu aussi une palette de couleurs claires, peu saturées. Lors de mon Erasmus espagnol, la gourmande que je suis a vite appris que ce mot désignait un gâteau. Et puis en arrivant à Toulouse, j’ai découvert que c’était un pigment bleu provenant des feuilles d’une plante à fleurs jaunes qui, O surprise, s’appelle le pastel – ou Isatis tinctoria pour les puristes.

Et si j’ai découvert cette plante en arrivant dans la ville rose, ce n’est pas pour rien. L’expression « Pays de Cocagne », ça vous parle ? La richesse, l’abondance, toussa, toussa… Et bah, la cocagne, c’est une boule de feuilles de pastel. Une boule d’or bleu. Et, c’est cet or qui a fait la richesse de la ville de Toulouse au XVème et XVIème siècle. La plante poussant avec aisance dans la contrée, son commerce y était florissant. L’histoire fut belle jusqu’à ce que l’indigo prenne la relève. Aujourd’hui, la culture du pastel est anecdotique et se tourne vers la cosmétique pour les vertues de son huile.

Alors si, aujourd’hui, le pastel ne fait plus beaucoup parler de lui, il est pourtant encore très présent dans la ville. Par petites touches ; sur les menuiseries très souvent. Ainsi, la ville rose s’accessoirise d’une touche de bleu. Bleu pastel évidement…

Coté douceur, les idées étaient elles aussi florissantes. La difficulté était plus de pouvoir les photographiées.

Finalement, c’est vers la plume que je me suis tournée. Même si cela fait longtemps que personne n’a pris sa plume pour m’écrire un billet doux, la caresse de ses barbules est toujours d’une douceur indéniable. Sa légerté, son appartenance aux animaux ailés me mènent tout droit vers la douceur du rêve d’Icare.

Pour finir sur une association de pastel et de douceur, j’ai hésité à vous montrer mes plaids et écharpes tout doux aux couleurs qui le sont toutes autant. Puis, j’ai préféré repartir, comme la semaine dernière, sur mes souvenirs d’enfance, les mêler à ceux de mon adulescence en Espagne et m’offrir une petite douceur pour l’occasion. J’ai donc photographié un gâteau au yaourt pastel de yogur.

Sur ce, je vous souhaite une belle semaine pleine de douceur et de couleurs.

Les petits bonheurs de 2018 – janvier

Parmi les bonnes résolutions de l’année, il y a celle de positiver, de voir le verre à moité plein. Quoi de mieux pour y arriver que de lister les petits bonheurs du quotidien ? Un bonheur par jour, soit 31 bonheurs pour janvier :

  1. Avoir le sentiment de tourner une page de ma vie en tournant celle du calendrier. De voir cette page vierge, pleine de possibilité, et espérer ne la remplir que de moment de bonheur
  2. Ré-entendre les oiseaux au p’tit déj’
  3. Allez au boulot avec une route dégagée de toute circulation, un superbe lever de soleil et une chanson que j’aime en fond sonore, ça met forcément de très bonne humeur pour démarrer la journee.
  4. Faire le premier pique-nique de l’année. Un 5 janvier par 17° !
  5. Une soirée entre copines, accompagnés de cocktails, et découvrir l’accord parfait du rhum et du champagne ❤
  6. Se coucher très tard (ou plutôt tôt), se réveiller bien tard et se lever à pas d’heure.
  7. Un thé, un plaid et un orage qui fait le spectacle. La beauté et la force de la nature.
  8. Manger une raclette. Ça peut paraître étonnant mais ma première n’a eu lieu qu’en janvier pour cet hiver. Je remercie à cette occasion le père noël qui m’a fourni l’appareil.
  9. Les projets 52. Celui de Ma’ et celui de Milie qui me donne l’opportunité de toucher de nouveau à la photo. Même si pour le moment le réflexe reste au chaud au profit du smartphone.
  10. Une visite aux Jacobins. Initialement faite pour répondre au projet 52 de la semaine 2, je me suis laissée prendre et surprendre par une expo macabre puis par une messe espagnole. Le contraste de ces deux ambiances mystiques, la première funeste et la seconde céleste, m’ont émotionnellement remuée et j’en suis sortie empreinte de sérénité.
  11. Se faire dire la bonne aventure. J’ai envie de dire que c’est comme pour l’horoscope : tu as beaucoup plus envie d’y croire quand c’est positif. Or, apparemment, mon avenir s’annonce radieux ! Mon côté rabat-joie a envie de dire que c’est trop beau pour être vrai. Mais comme j’ai décidé d’être bienveillante avec moi-même, je me dit que ça ne peut pas faire de mal de rêver à voir ces prédictions se réaliser.
  12. Apprendre que le projet de Notre-Dame des landes est enterré. Pour avoir passé les 2/3 de ma vie en Bretagne puis à Nantes (non, Nantes n’est plus la Bretagne) et avoir toujours un fort lien avec cette région, cet aéroport n’était absolument pas nécessaire. Et d’un point de vue environnemental, on évite un massacre.
  13. Recevoir un cadeau de Noël à la moitié du mois. Un cadeau choisi, un cadeau « jouet ». Ça fait du bien de se faire plaisir. Ça fait 20 ans que j’ai 10 ans.
  14. Faire un repas réunion où le petit nouveau nous explique que pour être cohérente une équipe doit être le reflet du village d’Astérix. Chercher qui est qui. S’apercevoir que notre barde est une évidence. En rire. Se retrouver dans le personnage d’Obelix (je suis la distributrice officielle de « claques » chez nos romains, voire dans notre village…) alors que je fais pas 50kg toute mouillée. En rire aussi.
  15. Craindre de devoir se garer super loin en rentrant du boulot parce qu’il y a un match au stadium un soir de semaine et trouver une place devant la porte de son immeuble.
  16. Se réveiller avec le chant des oiseaux.
  17. Manger de la galette. C’est de saison…
  18. Profiter des voeux de la nouvelle année pour avoir des nouvelles d’amitiés longues distances.
  19. Voir son job se prolonger d’un an. (On repassera sur la légalité du système – mais ça me va). Avec peut-être une augmentation.
  20. Reprendre le jeu de la séduction.
  21. Profiter des challenges photos pour aller me mettre au vert en allant faire un tour en forêt.
  22. Et profiter de cette sortie en forêt pour faire une balade à cheval.
  23. Re-sortir le réflexe pour que certains réglages deviennent eux aussi réflexes. Et sourire devant le cliché quand l’effet voulu est obtenu.
  24. Déménager son bureau hors de la cave et retrouver la lumière du jour. Passer un an et demi devant un mur décrépi, c’était pas l’extase.
  25. Partager des déjeuners et des dîners avec des ami.e.s. Le plaisir simple d’être en agréable compagnie.
  26. Sortir de ma zone de confort. A plusieurs reprises. Et puis apprecier ce qui se passe ensuite.
  27. Vivre et travailler intra-périph toulousain et ne pas être impactée par les blocages routiers contestataires.
  28. Avoir l’occasion de s’apercevoir que mon niveau d’assertivité à bien progressé.
  29. Et que celui de lacher-prise aussi.
  30. Retrouver le goût de la maîtrise d’oeuvre d’exécution.
  31. Finir cette première liste et apprécier de savoir apprécier.

Voila, l’année à plutôt bien démarrée. Il y a bien eu des jours sans, des événements qui  cherchent qui auraient tendance à tout plomber mais cette liste est un beau résumé de mon mois de janvier. En route pour février…

Projet(s) 52 2018 #4

Cette semaine les thèmes sont forêt pour Ma’ et souvenir d’enfance pour Milie.

Alors des souvenirs d’enfance en forêt, j’en ai quelques uns. N’oublions pas que j’ai grandi au pays de Brocéliande… La photo la plus facile pour une fois c’est la photo combo !

Quelque part du côté de Pont St Maurice à cheval sur la Laïta, il y a 30 ans.

La forêt aujourd’hui est beaucoup moins accessible pour moi. Avec une vie très urbaine, me ressourcer dans ces poumons verts est devenu bien trop rare. Ce challenge photo a donc été le déclic qui m’a fait prendre la route pour retrouver les grands espaces boisés. Le plus proche de chez moi est la forêt de Bouconne, à une demi-heure de mes pénates.

A peine le moteur coupé que le calme qui y règne dégage une ambiance sereine et apaise la citadine que je suis. La majesté des grands arbres fait instinctivement lever la tête. Ce rapport de taille inspire un profond respect pour cette communauté végétale.

C’est donc ce point de vue que j’ai voulu vous partager. En cette saison, les arbres dépouillés rendent la vision très graphique. Parfait une photo. En plus les nuages ont eu la gentillesse de se faire discret au moment de ma venue pour permettre au bleu du ciel de venir faire un joli contraste.

Pour le souvenir d’enfance, on reste dans les bois. Enfin le bois.

Ce petit bout finement taillé est un tampon à beurre. C’est l’héritage que j’ai reçu de ma grand-mère. C’était ce que je souhaitais le plus. Comme quoi les petites choses sont parfois de grands bonheur…

Ma grand-mère mettait les petits plats quand elle nous recevait. Ça passait jusqu’au beurre qui était soigneusement décoré avant de se présenter à table dans son beurrier de cristal. Et oui, le beurre, demi-sel évidemment, était, et est toujours, un essentiel de la tablée bretonne…

A l’aide de ce tampon et d’une cuillère, le beurre devenait dentelle. Çela me fascinait. Et me laisse encore rêveuse aujourd’hui. Ce moment d’art de la table était un instant de complicité qui m’est à ce jour très cher. Cet un souvenir precieux ancré dans ma mémoire et dans ce petit bout de bois vieilli.

Et pour vous, les souvenirs d’enfance, c’est dans la tête ou entre les mains ?

Projet(s) 52 2018 #3

Se réchauffer ?

Un thème bien de saison, cette semaine chez Ma’. Idéalement je choisirais une belle flambée ou un rayon de soleil. N’ayant aperçu ni l’un ni l’autre ces derniers jours, j’ai opté pour une douche bien chaude.

La douche… mon grand péché écologique. J’y passe bien plus de temps que nécessaire pour assurer la fonction d’hygiène. Mais chez moi cette aussi un moyen de me réveiller, de me détendre et de me réchauffer. Et quelque part aussi un moyen de culpabiliser car si je me réchauffe sous ce flot d’eau chaude, une petite voix me rappelle que la planète et son climat se réchauffent aussi et que ça, c’est beaucoup moins rasserénant. Et que ces derniers se réchauffement induit une raréfaction de l’eau douce. Cette eau que je laisse filer pas si innocement sur mes épaules…

Heureusement, pour me réchauffer j’ai aussi la possibilité et l’habitude de le faire avec seulement quelques décilitres de cette eau douce et chaude. La technique ? Une bonne tasse de thé ! Et ça marche aussi pour se détendre. Avec un plaid et un bon livre l’effet n’en est que meilleur.

Ce qui m’emmène au second thème ; celui de Milie : Un livre que j’aime. Je vous propose Et si c’était vrai de Marc Lévy, la dernière lecture qui m’a tenue éveillée une bonne partie de la nuit. C’est le genre d’histoire qui ne te laisse pas dormir avant d’avoir lu le dernier mot.

Si vous avez d’autres idées pour se réchauffer et/ou de bons livres à conseiller, n’hésitez pas à partager.