J’ai perdu mon âme d’enfante

Ai-je perdu mon âme d’enfante ?

Je crains que oui. En partie du moins…

Ce soir, c’est l’élection miss France. J’ai grandi avec ce programme. Cela fait partie de mes traditions de noël. Le 1er samedi de décembre c’est sapin et miss France. 

Bon depuis deux-trois ans ça se décale pour une sombre histoire d’audimat. Quand deux chaînes cherchent à récolter de l’argent le même soir, ça fait trop. Surtout en période de crise. Au fait elle remonte à quand cette « crise » ? 10 ans ? Bref, l’une joue sur la pitié, l’autre sur la beauté… Ça matche pas. C’est pas politiquement correcte. Surtout si c’est les paillettes qui font les meilleures recettes. Le téléthon a fini par avoir la priorité du calendrier, histoire de ne pas se retrouver fauché.
Miss France a longtemps, pour moi, fait partie du package « féérie de noël ». C’est un beau show avec des lumières et des « princesses ». Une version moderne des histoires de Disney avec une belle et sage jeune femme inconnue au debut de l’histoire qui deviendra reine 3h plus tard.

Mais ca c’etait avant. Avant que je capte que son bonheur ne viendra pas du Prince charmant (on en parle de cet histoire de prince ?) mais d’UN présentateur, d’UN président de jury. D’ailleurs pour les aider à marcher sur leur échasses inconfortables (avec des costumes intransportables ou à moitié à poil – mais sans poil. Voire les deux avec quasi rien de tissu mais juste taillé pour s’y prendre les pieds.) elles ont besoin d’un homme. Enfin elles se contenteront d’en avoir un pour deux. Faux pas pousser non plus, ils n’ont rien de sorciers ces escaliers. Voilà la femme propose, l’homme dispose.

Cela fait quelques années que mon regard se féminisme. Et cette émission qui m’a tant fait rêver petite me ferait presque pleurer cette année. 

Du principe même de ce concours aux détails les plus subtils, je me demande comment on peut accepter ça. Comment, j’ai pu apprecier ça. Je crois que c’est une histoire de conditionnement. Quand on te répète pendant des années que c’est bien, c’est merveilleux, tu le crois. Et le déconditionnement est toujours plus dure et plus long que le conditionnement.

Aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir un remake du salon de l’agriculture. On fait défiler des bêtes, pour les juger, les critiquer et sélectionner celle qui a les meilleurs atouts a des fins reproductives commerciales.

Derrière les paillettes qui m’ont tant fait rêver, je ne vois plus aujourd’hui que l’objetisation et la marchandisation de la femme. Les situations dans lesquelles elles sont présentées renforcent cette image de poupée en rayonnage. Une poupée, ça se compare, ça s’achete, c’est fait pour être manipuler à loisirs. C’est fait pour recevoir la projection des rêves et fantasmes de son propriétaire. Sans broncher. Et celles qui parlent n’expriment que ce pourquoi elles ont été programmées. Rien d’autre.

Faire grandir les petites filles en leur mettant sous le nez ce « rêve », c’est leur mettre en tête que la beauté est la plus grande (voire la seule) qualité d’une femme. 

Soit belle mais surtout pas rebelle. 

Le sommum cette année, c’est de faire passer cette émission pour une émission féministe. Quelle démagogie !!! Un petit discours disant « les violences sur les femmes c’est pas bien » et on est censé ne plus rien avoir à redire. D’ailleurs ce n’est même pas dit. C’est écrit. Une petite phrase a la toute fin du clip… Ce qui est dit et répété c’est « je suis belle » ! Ca veut dire quoi ? Je suis belle -> m’abime pas ? Pas une fois il n’est question de respect… Ah ça dit aussi « je suis libre ». Libre de quoi ? Pendant un an la « gagnante » sera à la merci disposition du comité et de miss Tellier (quand la victime devient bourreau…) avec dans les p’tites lignes du contrat une belle longue liste d’interdictions. Libre… ! Laissez-moi pleurer rire.

La note finale ? Miss Corse envoyé au casde-pipe avec la question : peut-on être miss France et féministe ? Comme quoi y’a pas que moi qui suis gênée de cet étalage d’humaines. 

Je ne sais que leur souhaiter à ses femmes stars d’un soir. Continuer de rêver ? Ou bien de vite se reveiller ? De sur, je leur souhaite un sursaut d’assertivité. 

Bon, pour celle.ux qui sont arrivé.e.s ici en espérant savoir qui était la reine du soir, c’est miss Nord-pas de calais (quitte à être conservateur ne modifions pas les regions). Espérons que son année à venir soit aussi rose que l’étaient les robes des finalistes mais qu’elle sorte vite du rôle de Barbie.

Ai-je perdu mon âme d’enfant ?

Non, j’ai juste perdu une illusion. 

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Objectif 2017 -> 2018

Hello tous !

En début d’année Zenopia nous proposait de démarrer l’année avec un objectif. Très optimiste je souhaitais me lancer dans un tour du monde. Et puis d’excuse en excuse, de report en report, rien ne sait fait et rien ne se fera. Pas cette année en tout cas. Paradoxalement, je crois même que c’est l’une des années où j’ai le moins voyager. Pour ne pas dire que je n’ai pas voyager du tout.

Bref, je ne suis pas là pour me lamenter sur cet échec mais pour vous faire part de mon optimisme à faire mieux en 2018. Pas dur, me direz-vous. Mais ce qui me fait me réjouir si fort, c’est que ce coup-ci j’ai un plan.

Un plan de route qui se base sur des plans de vols. Un projet perso qui est né d’un projet pro. Avec l’idée de faire de ce projet perso un projet pro. Rien n’est encore fait (ou presque) donc rien est encore gagner. Mais comme ce projet me parle vraiment, j’ai déjà gagné en rêve, en espoir, en motivation et en tous ces autres sentiments positifs qui vous portent lorsque vous avez en tête un beau projet.

La grande question qui a pris place dans ma tête est donc : Vais-je y arriver ? Vais-je oser ? (bon OK, ça en fait deux)
Je dirais que si j’ose, j’y arriverai.

Comme les sages le disent : nos peurs sont nos plus grandes limites ! Ma plus grande difficultés est donc de surmonter cette peur. Et donc d’oser.

Pense crois reve et ose.jpg

Ce que je n’ai pas réussi à faire avec le premier projet… Disons que j’ai peut-être être viser trop haut, trop vite (pour moi). Alors cette fois je réajuste mon objectif à mes capacités. Allez, p’tit bilan rapide des mes malus-bonus:

Contre moi :

  • Mes peurs.
  • La logistique matérielle liée à un long départ mais avec quand même un retour pas si loin. En fait, c’est un peu la peur de l’inconnu. Celle qui vous fait vous génère le besoin de garder une amarre sécurisante mais aussi empoisonnante.
  • L’équilibre financier. Lâcher un boulot (sachant que celui que j’ai actuellement ne tiens pas vraiment la route). Devoir en retrouver un autre au retour. Puiser dans ses économies entre les deux. Bon, en fait tout ça c’est encore une histoire de peur. La peur du manque.

Si je synthétise, il n’y a en fait qu’un seul point : La peur ! Vu comme ça je me dis que ça doit être faisable.

Avec moi :

  • L’envie. Enfin mes envies. Celle de voyager. Celle de découvrir une part de ce vaste monde avec ses paysages, ses climats, ses cultures, ses habitants. Celle de casser la routine. Celle de ne pas avoir de regrets. Celle de profiter du moment présent. De ressentir pleinement. Celle de vivre une aventure. Celle de pouvoir partager cette aventure Celle de sortir de ma zone de confort, de me dépasser. Celle d’être fière de moi d’avoir oser. Celles… La liste pourrait être encore longue !
  • L’idée. Ce coup, elle est un peu plus réfléchi, maturée. Et oui, c’est quand meme la version 2 de mon projet grand voyage ! Elle est donc mieux ébauchée, dans l’espace et le temps. Plus raisonnable et raisonnée aussi, donc plus réaliste et plus réalisable.
  • Le contexte. J’attends d’avancer un plus pour vous en dire également un peu plus. Mais comme je vous le disais deja un peu c’est un projet qui mêle pro et perso. Cela me permettrait permettra d’avoir un soutien. Je ne sais pas encore de quelle nature, mais je peux l’espérer financier et logistique. Humain aussi.
  • Un but. C’est aussi lier au contexte. L’idée de ce voyage, c’est de retracer un petit bout d’histoire en racontant la mienne en cours de route. Et puis au retour aussi. Faire un lien entre passé et présent et de pouvoir devoir le partager.
  • Le temps. Le temps qui passe… D’habitude c’est plutôt un inconvénient. Mais du coup moi, ça me pousse à me bouger.
  • Le timming. Toujours cette histoire pro-perso. 2018, c’est un peu le moment parfait.

A première vue, les pour sont bien plus nombreux.! Donc je dirais : y’a plus qu’a !

Mais oserai-je ?

A suivre….

 

 

 

La question du blog

Il y a quelques jours une amie m’a fait remarquer que cela faisait longtemps que je n’avais rien écrit. Pas faux. Du coup, je me suis demandé : Pourquoi ?

Spontanément, je me suis dis : Parce que je n’ai plus le temps.

Vous me direz qu’on a toujours le temps pour ce qui nous importe vraiment. C’est pas pas faux non plus. Disons donc que j’ai beaucoup moins de temps qu’avant. Avant = quand j’ai démarrer ce blog. Parce que « Avant », j’étais au chômage. Puis entre « avant » et « maintenant », il y a eu ce job à 35h que je peinais à remplir et que je passais devant un écran. Puis aujourd’hui il y a « maintenant ». Maintenant je suis sur un 39h qui en demande quelques-unes de plus. Je le passe en grande partie par monts et par vaux et donc sans ordi. Parce que « maintenant », à la maison, c’est le même écran qui fait télé et ordi. Sauf que cela ne ce fait pas dans la même pièce et que balader mon 19′ à travers l’appart (même s’il est tout petit – l’appart pas l’écran) avec tous les fils qui le suivent, c’est pas pratique. Rien que d’installer tout ça, ça prend déjà du temps. Sans compter qu’il faut chercher la motivation pour cette gymnastique électronique.

Et puis…  J’ai réfléchi. Oui, ça m’arrive. Notamment, quand je cherche les réponses à mes questions. Et je me suis dis qu’il devais y avoir une raison plus profonde.

Et je crois que cette raison est bien meilleure : Parce que je vais mieux.

J’ai démarré ce blog au chômage. Avec une grosse remise en question de mon orientation professionnelle : 5 années d’études galères en me disant que ça valait la peine parce que derrière y’aurait le boulot de mes rêves. Et puis 5 ans plus tard, les galères n’étaient plus les mêmes mais elles étaient toujours là. Et je me disais perpétuellement « ça ira mieux après ». Jusqu’au jour où il y a eu cette goutte d’eau qui a fait tout déborder. J’ai planté. Bug total. Burn out comme qui dirait.

Comme coté pro, tout allait vau-l’eau, je me suis alors raccrochée au perso. Erreur. L’appui sur lequel je pensais me réfugier s’est révélé bien fragile. J’avais beau avoir perçu quelques signes d’usure du temps, j’étais loin de penser qu’il était sur le point de s’écrouler. Le mariage n’a rien renforcer. Au contraire, il semble avoir tout achever. Les paillettes de ce jour heureux n’ont été que de la poudre aux yeux…

Pro : 0. Perso : 0 …

Les questions qui m’ont toujours habitée se sont alors démultipliées. Mon esprit ne savait plus où stocker. J’ai pensé me jeter dans le vide. Littéralement.
Finalement, la part sensée qui me restait m’a plutôt poussée à me jeter sur la toile. C’est dans ce contexte pas très heureux que ce blog est né. Pour évacuer, ranger, libérer. Je pense qu’il m’a réellement aidé. Alors, j’en profite, pour vous dire, à vous qui me lisez : merci ! Car vous aussi y avez bien contribué.

Aujourd’hui, en toute (ou presque) objectivité, la situation n’est toujours pas brillante : Le divorce est sur le point d’être prononcé. Mon cœur cherche encore la nouvelle personne qui sera le faire vibrer. Coté boulot, c’est mieux mais pas encore gagné. De CDD en CDD, la stabilité n’est pas jouée. Le job en lui-même est à double tranchants avec des cotés épanouissants et d’autres bien moins reluisants.

Mais… ! L’avantage d’avoir complètement vrillée, c’est que cela m’a forcée à revoir ma façon de penser. A situation égale, mon mode de fonctionnement est aujourd’hui totalement différent. Et surtout, positivement différent.

Il y a maintenant 4 ans de cela que moi et ma petite vie, nous nous sommes faites emportées par un ouragan. Les questions ont déferlées. Et j’ai eu le mauvais réflexe de lutter. J’ai cru que chaque réponse trouvée serait une branche à laquelle me raccrocher. J’ai donc cherché. En vain. Je me suis juste blessée, fragilisée, épuisée.

J’ai cru coulé.

J’ai coulé.

Alors j’ai abandonné. J’ai lâché prise. Je me suis laissée aller. Et, là… Oh ! Surprise ! J’ai commencé à remonter.

En lâchant prise je me suis allégée. Les questions continuaient à défiler mais ne faisait plus que passer. L’espace s’est dégagé ; l’esprit éclairci. Laissant ainsi la possibilité aux réponses d’arriver !

A l’heure qu’il est, les questions sont toujours là. Mais elles circulent. Et donc de temps en temps, elles croisent leur réponse et le problème se règle. Je ne cherche plus à tout contrôler. Ma prise de recul me permet par contre de mieux observer. Et donc de mieux percevoir les opportunités. J’agis moins mais j’agis mieux. Du coup, je vais mieux.

Ce blog a été une des mains qui m’ont repêchée. Puis une de celles sur lesquelles je me suis appuyée pour me relever, puis pour réapprendre à marcher. Une de celles qui est encore à ma portée quand j’ai peur de vaciller. Alors peut-être qu’effectivement aujourd’hui je m’en suis éloignée. Mais j’aurais tendance à dire que c’est bon signe. Et ce n’est pas pour autant que je vais l’abandonner. C’est juste que notre relation a changé.

Du besoin, on passe au plaisir !

main tendue

Les grandes questions de ma petite vie

Pour rappel, si j’ai choisi ce nom de blog, ce n’est pas par hasard mais bien parce que j’ai toujours la tête pleine de questions personnelles. L’idée c’était d’en coucher certaines pour mieux les évacuer. En y trouvant des réponses, de préférence. Mais bon ça c’est pas souvent gagné…

100_questions

Allez, je vous emmène faire un petit tour dans ma tête ! Lire la suite

Presse anti-féministe

Pour mon anniversaire ma sœur m’a gentillement offert une boîte cocooning avec plaid, bougie et… magazines féminins.

J’avoue avoir fait une consommation régulière des ces feuilles de choux dans mon adolescence jusqu’à ce que je réalise que c’était du foutage de gueule.

Pardonnez-moi cette vulgarité mais, pour le coup, cette lecture qui se devait être apaisante m’a fait sortir de mes gonds.

Pourquoi la presse féminine me met en colère ?

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Ma petite vie en solo

Retour à la case départ. Ou presque.

Après 11 ans de relation avec W. nous nous sommes enfin mariés. Pour mieux nous déchirer 18 mois plus tard. Ce n’est évidement pas ce que j’avais espérer, ni même imaginer.

A l’image d’un deuil, une rupture doit se digérer. Pour cela, il faut franchir les étapes du chemin de la résilience : choc, déni, colère, tristesse, résignation, acceptation et reconstruction.

Le choc est passé. Le déni aussi (quoique qu’il retente encore une approche de temps en temps). La colère s’éloigne peu à peu et la tristesse la suit (mais vu sa lourdeur, elle s’en va beaucoup, beaucoup, moins vite). Coté résignation et acceptation, le gros du boulot est fait. Reste la reconstruction. Et là je me dit qu’il va falloir s’accrocher. Y’a du boulot. Notamment pour réapprendre à vivre seule.

Comment fait-on ?

17667905-filles-quitation-v-lo-tandem-Banque-d'images Lire la suite

Un jour d’espoir

Peut-on croire en l’avenir ?

Je ne suis pas d’une nature positive mais, du coup, j’y travaille. Je m’exerce à voir le verre à moitié vide. Pour cela, je prends soin de me concentrer sur les choses positives et de me couper des éléments portant des ondes négatives.

Pour cette raison j’ai pris de grandes distances avec les infos qui semblent prendre plaisir à nous noyer de mauvaises nouvelles. Rien de plus déprimant qu’un journal… Lire la suite