Etre une femme libérée c’est pas si facile…

Petite musique dans la tête ? Ce n’était pas le but, mais vous pourrez l’écouter plus bas… Aujourd’hui, j’aimerais dire « comme tout le monde le sait », c’est la journée internationale des droits des femmes. Et non « journée d’la femme ». Le premier qui me dit bonne journée risque d’être mal reçu et celui qui m’offre une fleur a plus de chance d’avoir une grimace qu’un merci. Et encore c’est parce que je prends sur moi de ne pas lâcher mon agressivité sur l’ignorant.

Aujourd’hui, c’est une journée pour réfléchir. Réfléchir à plus d’égalité entre hommes et femmes. Réfléchir au pourquoi de ces différences et réfléchir à la manière de les atténuer (à défaut de les supprimer). Malheureusement, notre société tellement est ancrée dans un schéma patriarcal et de consommation que cette journée à l’origine « philanthropique » a basculé pour la majorité dans une célébration de la femme en tant qu’objet sexuel. Soit exactement l’idéologie contraire de la base de cette journée !

journée de la femme
BuzzFeed France

Ainsi plutôt que de remettre en question nos façons de d’être et de faire, la plupart contribuera à renforcer le cliché. Est-ce que certains iront jusqu’à faire des promotions sur les faire à repasser ? J’ai bien peur que oui. Il est évidement en tout cas, que les offres de lingerie, parfums et cosmétiques fleuriront pulluleront. Car l’essentiel n’est pas d’être belle et de se taire ? Pourquoi parler ? Pour se plaindre de notre condition ? Mais de quoi aurions-nous besoin de plus ? Un salaire cohérent avec nos qualifications et équivalent à celui nos collègues masculins ? Quelle drôle d’idée… La possibilité de se balader dans l’espace public sans crainte ? Mais pourquoi, puisque les hommes sont là pour nous protéger (…de leur congénères). Plus d’équité dans le partage des tâches domestiques ? Mais voyons, l’homme « aide » de plus en plus à la maison. Et puis vous avez vu ce nouveau lave-linge qui sèche aussi ? Si c’est pas une invention de génie de l’homme pour « aider la femme ». Vous noterez qu’on part toujours du principe que les avancées viennent des hommes. Pierre et Marie Curie ça vous parle ? Ça serait-bien. Vouloir une langue moins sexiste ; encore une idée farfelue, non ? Si j’ai parlé plus haut de philanthropie (= bienveillance envers l’homme), c’est seulement parce que l’équivalant féminin, même neutre, n’existe pas. Si j’écris philogynéopie qui va me comprendre ? Pas l’académie française en tout cas.

Je pourrais écrire longtemps sur toute cette frustration et colère que génère chez moi cette journée irrespectée, mais j’ai plutôt envie de vous faire part de mon vécu personnel en tant que femme, des droits que je me suis accordée en conséquence. Vous l’aurez compris la question du jour est : Quels sont les droits que je m’accorde en tant que femme ?

Si certains problèmes relèvent de la légalité, la plupart sont des diktats de la société. Rien est écrit, peu est dit, mais tout est fait pour que le message soit bien appris.

Mon coté zèbre, m’a toujours mis dans la case des rebelles. Petite les poupées m’horrifiaient. Moi, ce qui me plaisait c’était les petites voitures. J’adorais. Surtout les majorettes qui changeaient de couleurs en fonction de la chaleur. J’adorais également grimper dans les arbres et y faire des cabanes (les joies de grandir à la campagne). J’adorais faire des roulades dans l’herbe. J’aimais le foot, le rugby et les maths. Un vrai garçon manqué… Et alors ??? ! Qu’est-ce que ça peut bien faire aux autres ? Rien de mal. Alors pourquoi vouloir m’en empêcher, puisque ça me fait du bien ? Et puis, j’aimais (et aime toujours) la danse. La lecture aussi. Mais ça, tout le monde s’en fiche. Une fille à le droit d’aimer la danse et la lecture mais pas le foot, le rugby, les maths, se frotter à la nature et les petites voitures. Et bah, moi si ! Très tôt je me suis approprié ces droits. C’est droit qu’on ne me donne pas, j’ai été les chercher. La liberté s’arrête là, où commence celle des autres, alors je peux faire un bon bout de chemin.

Quelques années plus tard, j’ai choisi de faire de l’architecture mon métier. Je voulais bâtir mes rêves. Au sens propre : Créer et réaliser. Je voulais être architecte ! Oui, oui, oui, c’est bien beau tout ça, mais architecte c’est six ans d’études. Tu es sure d’être capable ? Tu es sure de ton choix ? Non, parce que c’est très masculin quand même… Sinon y’a un BTS pour faire archi d’interieur si tu veux. Bah, non, justement, c’est pas ça que je veux. Pourquoi voudrais-je me restreindre à l’intérieur ? Pour faire une future femme au foyer ? Sérieux, celui qui m’a sorti ça ne me connaissait vraiment pas. Ce conseiller d’orientation venu haranguer les élèves pour leur dire de croire en eux, d’avoir de l’ambition, « y compris les filles » (!!!), à tout fait pour déstabiliser et démotiver la seule qui osait le faire. Autant vous dire qu’il a été bien reçu… J’ai pris le droit de choisir et suivre ma voie, de sortir des clichés et de prendre une filière dite masculine. Petite victoire aujourd’hui les nouvelles générations tendent à rétablir l’équilibre dans ce domaine, en tout cas.

Et puis, dans ma vie, il y a eu un accident. Un accident de vie. Je suis tombée sur un gros porc. Mon gros porc. #MeToo . Ce n’ai pas un sujet que j’ai envie d’aborder longuement ici car c’est bien trop intime. Ce que je veux vous juste dire, c’est que j’ai pris le droit de demander justice pour la violation de mon corps. J’étais la septième de sa liste !!! La septième identifiée en tout cas… Mais seulement la première à oser porter plainte ; la première à faire valoir son droit au respect de son corps. Mais aussi la seule. La seule à affronter son regard. La seule à lui faire faire un stop par la case prison. La femme n’est pas un objet sexuel. Une femme n’est pas une chose. Le corps d’une femme n’appartient qu’à elle-même.

viol

Le corps d’une femme n’appartient qu’à elle-même. Et c’est à ce titre que je considère que le droit à l’avortement comme un droit primordial pour les femmes. Le fœtus est un ensemble de cellules incorporés à un ensemble plus grand. Prioriser le fœtus, c’est prioriser un ensemble de quelques cellules en allant à l’encontre d’une personne entière, vivante et sensible. C’est partir du principe que la vie d’une femme compte moins qu’une vie qui n’existe pas encore. Je n’ai jamais eu à user de ce droit et j’espère ne jamais être confronter à faire ce choix. Cependant, je trouve indispensable d’avoir cette possibilité de recours. L’expérience me semble suffisamment traumatisante pour qu’on ait pas, en plus, à devoir se battre pour gérer ses entrailles. Ce droit a été très tardivement et très difficilement acquis. Sur ce point je dirais juste : Merci Simone ! Simone de Beauvoir évidement. Celle qui a tant œuvré pour les droits des femmes. Celle qui nous a aussi prévenu : N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. Et vu, le climat actuel, je dirais que ce conseil est à prendre on ne peut plus au sérieux. Malheureusement…

droit avortement

Avant d’en arriver à cette extrémité, je profite de mon droit à la contraception. La vrai clé du plaisir partagé. Quelque soit le moyen utilisé. Parce que y’a beau dire, en cas de procréation non souhaitée, il est beaucoup plus facile pour l’un que pour l’autre de se dépatouiller de la situation. Pas besoin de préciser qui de l’homme ou de la femme va le plus trinquer. Alors, rien de mieux qu’un peu de sécurité pour gagner en sérénité, et donc, en liberté. Et pour le coup, c’est, je pense, indubitablement gagnant-gagnant. Quelque soit le genre de l’humain. Enfin si sur le papier c’est l’invention rêvée, on est quand même encore loin de l’équité car pour mieux profiter les hommes font en grand majorité porter et supporter cette responsabilité aux femmes. Et, aux vues des moyens dont nous disposons, les femmes se retrouvent bien trop nombreuses à être contraintes de se dérégler aux hormones. Et par voie de fait, à voir leur nature perturbée (poids, peau, circulation sanguine, libido, sensibilité…). D’ailleurs si la pilule masculine n’est toujours pas sur le marché, c’est parce que ces pauvres choux ont bien trop d’effets secondaires ! Et nous ???! Bah, on s’en fout moque. On est priée d’être reconnaissante du contrôle des naissances et de la fermer sur le sujet des à cotés.

Après « la fermer », c’est le message qu’on nous fait passer depuis des centaines d’années. Or, je réclame le droit de parler. De parler de mon porc. De parler de mes droits, de parler de ma féminité. Tiens, : les règles ! L’expression même de la féminité. Le sang… symbole de la vie et de la mort. Les règles sont l’incarnation de notre fécondité. Le cadeau fardeau de dame nature. Si tu peux être heureuse quelques instants de les voir couler car tu te sens rassurer de ne pas être embarrassée, tu sais surtout que tu es partie pour plusieurs jours à morfler. Physiquement, déjà, pour nombre d’entre nous. Avec une intensité variée, ok, mais rappelons que 10% des femmes sont atteintes d’endrométriose. Maladie méconnue et mal soignée car réservée à la gente féminine. Et puis socialement car tu vas te surveiller, chercher à pouvoir te changer, te laver, tu vas te sentir observée, jugée et rabaissée. Parfois à tord mais aussi parfois à raison. Laquelle de nous ne s’est jamais sentie morte de honte d’avoir une tache rouge au niveau de l’entrejambe ? Pourtant sur la base moyenne de cinq jours de règles toutes les quatre semaines, il y a permanence une femme sur six de notre entourage concernée. De quoi banaliser la chose, non ? Le droit de parler, je le prends aussi, ici, avec ce blog. Je ne sais comment cet article sera reçu. Tant pis je me lance. Prendre le droit de parler, c’est se mettre en danger car on prend le risque d’être contestée voire rejetée. Mais c’est aussi le seule moyen d’être entendue, voire reconnue. Couper la parole à quelqu’un est assimilé à une impolitesse mais c’est surtout une volonté de dominer. Pour établir une équité, nous devons donc apprendre à parler, enfin nous devons apprendre à prendre la parole et apprendre à nous faire écouter pour nous faire respecter.

Cette prise de parole est plus ou moins compliquée selon le contexte. Pour ma part, j’ai dû apprendre à me faire entendre sur chantier. Milieu hostile à la féminité par excellence. Mais il n’y a aucun raison fondée à cela. J’ai donc pris le droit de prendre ma place dans ce monde. La biologie nous ayant fait différent.e.s, l’égalité n’est pas possible mais l’équité si. Je n’ai ni la voix grave qui porte à 50m en couvrant les marteaux-piqueurs, ni la force de porter 50kg de ciment. En même temps ce n’est pas ce qu’on me demande. On me demande d’ordonnancer, piloter et coordonner. Et cela peut très bien se faire sans élever la voix et surtout sans force. J’ai parfois reçu des propos violents comme lorsque « on » m’a dit « je n’ai encore jamais frappé une femme sur chantier« . Au-delà de la menace à peine voilée, que comprendre dans ces mots ? Que cet individu à déjà frappé des femmes hors chantier ? Possible, puisqu’en France une femme meurt tous les trois jours sous la violence d’un homme. Ou que sur chantier il n’en a pas eu l’occasion et que de fait, il n’a pu frapper que des hommes ? Alors, dans ce cas, tu te retrouves à expliquer gentiment au Môssieur qui a deux fois ton age, que la violence n’est pas un moyen de communication ; qu’on soit homme ou femme. Cependant, il est sûr que s’il m’avait frappé, il n’aurait fait qu’un bouchée de ma petite personne. Faire respecter les droits des femmes, c’est simplement faire respecter les droits humains. C’est combattre la loi du plus fort et c’est dans l’intérêt de tous. Ce qui me rassure quand même c’est que ce milieu se féminise ; que le temps passant, les jeunes générations prennent la relèvent et que leur mode de pensée est bien plus ouvert et équitable que celui de leurs aînés. Les choses évoluent. Doucement mais surement. Et do=ans le bon sens. Ici en tout cas. Il ne faut juste pas lâcher. Rien lâcher.

Pas lâcher. Pas lâcher. Si il y a bien une chose que je n’ai pas lâcher non plus c’est mon nom. Pour ceux qui l’aurait raté, j’ai été mariée. Mon nom, dit de « jeune fille » , est en fait juste mon nom (celui qui pense au dîner de cons sort). C’est d’ailleurs mon seul véritable nom. Le nom « d’épouse » n’est qu’un nom d’usage. Pour l’histoire, ce changement de nom est lié a un changement de propriétaire. La femme en se mariant passe passait de la tutelle de son père à celle de son mari. L’un donnait la main de sa fille à un étranger qui la recevait. Donner sa main n’a rien de romantique quand on sait que c’est à prendre au sens propre et non figuré. Bref, j’ai donc usé de mon droit à garder mon nom. Et j’en suis d’autant plus heureuse que je me suis mariée pour divorcer quelques années plus tard. A changer de nom aussi régulièrement, on frôle la schizophrénie. On perd son identité et on se balade avec une étiquette « changement de propriétaire ». Notre seul nom légitime étant celui de naissance, notre ex est tout à fait en droit de nous interdire d’user du sien. Et donc de nous obliger à changer, renier notre identité. Faudrait pas salir son nom quand même… Je rappelle à tout fin utile que l’usage inverse est également possible mais bien trop répandu pour qu’il soit inutile de le rappeler. Je vous invite à lire ma réflexion plus complète sur le sujet ici.

Question de nom, question de mots… Le sexisme se loge partout autour de nous. Y compris dans notre langue. Alors, quand on sait que le langage est le reflet de notre pensée, il n’est pas surprenant qu’une langue sexiste donne une société qui l’est aussi. Comme je l’évoquais plus haut de nombreux mots sont basés sur la masculinité. Dans le meilleur de cas, la version féminine ou neutre est peu connu mais le plus souvent elle n’existe juste pas. La femme n’existe pas. L’égalité n’existe pas. Les droits de l’homme ! Et les femmes alors ? On s’en fout… Oui, la France était précurseuse (Ça vous pique les oreilles, hein ? Bah oui c’est du féminin. Qui existe en plus pourtant.) pour les droits de l’homme. La France, en avance, mais injuste. Cette déclaration a peut-être été reprise plus tardivement chez nos voisins mais au moins ils ont pris le temps de la corriger. Ainsi nos amis anglophones bénéficient d’un human rights act et non man rights act. Le plus triste c’est que la langue française n’était pas sexiste, elle l’est devenue. Au temps des lumières, les femmes ont sombré. Je trouve ça encore plus triste. Comment grandir avec un sentiment d’équité quand on nous rabâche des années durant que le masculin l’emporte sur le féminin ? Pour soigner nos maux, soignons nos mots ! Je milite donc pour une langue plus juste. Alors oui, l’écriture inclusive n’est ni la plus simple, ni la plus jolie (enfin question de point de vue) mais elle est la plus respectueuse et je souhaite ardemment qu’elle se développe et deviennent une évidence. Je n’en ai pas encore fait une assimilation complète mais vous ne serez pas surpris d’en trouver dans mes articles. Et surement de manière croissante.

La pensée se structure dès le plus jeune âge sous l’influence du contexte du développement de l’enfant. Je parlais de l’importance des mots, mais il y a un autre droit que je réclame celui des jouets neutres ! Le droit d’avoir les mêmes jouets qu’on soit fille ou garçon. Comment parvenir à l’équité, au respect mutuel et au respect de soi quand on nous conditionne à exacerber nos différences ?

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Pour le coup, c’est une régression. Des jouets que j’ai connu neutre lorsque j’étais enfant sont devenus sexués pour ceux d’aujourd’hui ! Pourquoi ? Pour vendre ! L’humain n’est plus qu’un consommateur. Si s’asseoir sur les valeurs permet d’augmenter le chiffre d’affaire, il semblerait que la notion de culpabilité soit envolée… Le jackpot c’est pour les adelphies (fratrie mixte), ça incite les parents à racheter un jouet qu’on a déjà mais dans l’autre couleur. On ne va quand même pas donner un vélo rose au petit frère ! Et le kinder !!! Pourquoi faire des kinders roses et des kinders bleus ? Sérieux !!! Je vais vous les vomir ces chocolats, tellement que ce concept me semble indigeste. Personnellement la démarche est contre-productive car je préfère renoncer au produit plutôt que de contribuer à ce système. D’autant plus qu’au-delà de la différenciation de couleur la différence sexuelle ce fait aussi sur d’autres points. Le jouet à l’intérieur répondra aux stéréotype grenés : petit voiture chez les garçons, mini-poupée pour les filles. Et bonus final : le prix ! Et oui, apparemment le rose coûte plus cher. Allez savoir pourquoi… Pour nous faire intégrer la taxe rose des le plus jeune âge ! L’égalité des prix n’est pas un droit acquis mais un droit perdu. La sexualisation des objets et des services a été accompagnée d’une taxe rose : un chemisier coûte plus cher au pressing qu’une chemise, un rasoir rose plus qu’un bleu, une coupe de cheveux est plus chère pour une femme que pour un homme et maintenant certains différencient même filles et garçons ! En quoi couper 10cm de pointes devrait coûter plus cher qu’une coupe homme avec des variations de longueur sur le dessus, le devant et les cotés ? Même l’allume-gaz rose est plus cher. Je me retiens d’hurler… Après j’ai envie de dire qu’il faut être bien conne pour choisir le rose dans ces conditions. Oui, je pars du principe qu’un homme n’ira pas acheter le rose de lui-même. C’est pour ce type d’injustice que cette journée a été créer !

Puisque je vous parle de rasoir, je vais rester dans la thématique pilaire. Je prends le droit de faire ce que je veux de mes poils. De la tête aux pieds en passant par toutes les zones entre les deux. Biologiquement hommes et femmes n’en ont pas la même densité. Ok. Mais est-ce une raison pour faire de la femme un objet imberbe et l’homme un animal velu ? Je refuse cette guerre du poil féminin. Ils n’ont pas été mis là seulement pour faire joli moche. Ils ont aussi une fonction protectrice et régulatrice. Contrairement à mes idées zébrées je suis du genre modérée sur le sujet. Je ne pratique ni la jachère totale, ni le désherbage intensif. Et j’apprécierais qu’on respecte mon droit de pilosité. Là, où l’on demande à la femme de plus en plus de travail (et de souffrance au passage), la tolérance envers l’homme est de plus en plus grande. Sous prétexte de virilité, nous côtoyons de plus en plus de masculinité négligée.

Dans les contraintes corporelles que j’ai aussi rejetée, il y a celle du soutien-gorge. Bien que remplissant difficilement un bonnet A, à l’adolescence, je me suis confortée à l’usage de ce vêtement. Habitude prise et puis gardée. Jusqu’au jour où ce corset moderne m’a blessé. J’ai du l’ôter quelques jours pour cicatriser. A peine remise que j’ai été retouchée. Alors j’ai tout jeté. Cela fait maintenant plus d’un an. Et si les premiers moments on été déstabilisants, j’ai vite su apprécier cette nouvelle liberté. L’arrivée des beaux jours et des vêtements légers, a été aussi, je l’avoue, un cap à passer. Mais aujourd’hui tout cela semble appartenir à un lointain passé et je n’en ai aucun regret. J’use donc en tout sérénité de mon droit aux seins libérés.

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Sois belle et tais-toi. Il faut souffrir pour être belle. Le masculin l’emporte sur le féminin. Garçon manqué… Autant de douces paroles que l’on entend au quotidien. Et encore celles-ci sont réellement douces par rapport à ce qu’il est courant de recevoir. C’est donc en toute logique, je finis par le titre, Etre une femme libérée, c’est pas si facile. Partagée entre ce qu’on est, ce qu’on aimerait être et ce que la société exige que l’on soit, l’équilibre n’est pas si facile…

C’est pour ça qu’il est important qu’aujourd’hui soit la la journée internationale des droits des femmes et non la journée d’la femme.

Femme libérée – Cookie Dingler / Parolier.e.s : Christian Dingler et Joelle Kopf

Elle est abonnée à Marie-Claire
Dans l’Nouvel Ob’s elle ne lit que Bretecher
Le Monde y’a longtemps qu’elle fait plus semblant
Elle achète Match en cachette c’est bien plus marrant

Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile

Au fond de son lit un macho s’endort
Qui ne l’aimera pas plus loin que l’aurore
Mais elle s’en fout elle s’éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de « Je t’aime »

Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile

Sa première ride lui fait du souci
Le reflet du miroir pèse sur sa vie
Elle rentre son ventre à chaque fois qu’elle sort
Même dans « Elle » ils disent qu’il faut faire un effort
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile
Elle fume beaucoup elle a des avis sur tout
Elle aime raconter qu’elle sait changer une roue
Elle avoue son âge celui de ses enfants
Et goûte même un p’tit joint de temps en temps
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile
Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile

Merci à toi lecteur.rice qui m’a lu jusqu’au bout. J’espère que cet article aura (r)éveillé en toi ta fibre féministe. Du moins celle humaniste. Et n’hésite pas à faire par de tes pensées sur le sujet.

Merci à toi lecteur.rice qui m’a lu jusqu’au bout. J’espère que cet article aura (r)éveillé en toi ta fibre féministe. Du moins celle humaniste. Et n’hésite pas à faire par de tes pensées sur le sujet.

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