L’histoire de ma vie #1

A bientôt 33 ans, l’histoire de ma vie ne va pas se faire en un article. C’est donc une série qui s’annonce ! Et si ce n’est pas une série de questions, il sera cependant bien question de ma petite vie.

Alors, commençons par le commencement :

1984

Mes parents sont mariés depuis deux ans.  Ma mère est encore de nouveau sur les bancs de l’école. Elle suit sa formation pendant qu’elle procède à la mienne. Je ne suis pas encore née que je me fais déjà remarquer en classe ! Les cours se déroulant à Rennes et le domicile de mes parents étant à l’époque en région parisienne, le démarrage de ma vie se fait sur des rails. Deux fois par semaines.

A propos de Paris. : je crois qu’il n’y a pas pire pour un breton que d’être parisien. Mieux vaut une tête de con, qu’une tête de chien ! Pas question que cette vie d’exilés temporaires laisse des trace sur mon identité ! Par précaution, ma mère s’en fût donc revivre chez la sienne quelques semaines avant le terme pour être sûre que je vois le jour au cœur de notre chère Bretagne.

Précaution que ne pris pas mon père. Confiant dans les pronostics des médecins, il resta à la capitale pour travailler jusqu’à la date annoncée. Manque de chance pour lui, j’avais décidé de me pointer un peu plus tôt que prévue (le sprint de ma mère, la veille, pour photographier son frère à temps lors de son passage en course de canoë m’a certainement encouragée à faire une sortie anticipée). Il fut donc prier de se ramener au plus vite. Ce qu’il fit. Le chrono de Paris-Pontivy de cette nuit-là aurait sans doute pu rivaliser avec ceux plus célèbres de Paris-Dakar ou Paris-Brest. Mais je pense que les forces bleues n’auraient pas été aussi complaisantes s’il avait dû en croiser. De mon coté, j’avais pourtant décidé d’être relativement conciliante et de lui laisser le temps d’enchaîner les kilomètre. En effet, le travail s’est soudainement ralenti entre l’appel donnant le top départ du rallye paternel et son arrivée !

C’est dans ce contexte quelque peu mouvementé que j’ai pointé le bout de mon nez un matin d’été.

20170518_174922.jpg

Tout semblait alors aller pour le mieux : j’avais deux, bras, deux jambes, un petit cœur en pleine forme et des poumons bien gonflés. Le ckeck up de réception était bon. Et pourtant…

Ma mère s’est vite rendu compte que quelque chose clochait. Les médecins avaient beau lui dire que tout était ok, elle avait bien remarqué qu’il y avait un truc qui coinçait. Et effectivement, si j’avais bien été livrée avec deux yeux, seul un assurait le travail demandé. L’autre était atteint d’une cataracte congénitale. C’est-à-dire fournie « avec les gènes ».

Mais quels gênes ? Aucun antécédent familial à déplorer. Alors pourquoi ? Des hypothèses ont bien été émises mais sans aucune certitude. Les premières questions de ma petites vie sont arrivées bien tôt et les premières recherches de réponses ont été pour mes parents. A la joie de mon arrivée se sont associées les difficultés d’un parcours de santé abîmée.

C’est ainsi que pour moi tout à commencé : un peu cabossée mais pleine de combativité !

 

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2 réflexions sur “L’histoire de ma vie #1

  1. Ha, tu vois que c’est finalement pas incongru que de vouloir donner naissance la ou on a soi-meme vu le jour 🙂
    Meme si contrairement a la relation d’amour profond entre Bretagne et Paris, il n’y aucune honte a naitre en Australie… Je sens juste un peu moins bien le sprint Sydney / Taipei !

    J'aime

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