La vie en mer – bis

Jour 2, non 3. Faut dire que comme j’ai passer le premier au fond de ma bannette, le premier n’a pas vraiment compter. Niveau voile en tout cas, car niveau sensations je risque de ne pas oublier.

A propos de bannette, quand j’avais vu la description avant d’embarquer (60x190cm), j’avais trouvé ça super petit (je suis mal habituée au 160×200). En fait c’est bien trop grand ! Pour mon mètre soixante et ma cinquantaine de kilos en tout cas. Quand je disais dans mon article précédent que le roulis nous berçait la nuit, j’aurai été plus honnête en disant qu’il nous malmenait balançait joyeusement.Si en plus tu as eu la bonne idée de prendre un pyjama satiné et que ton sac l’est aussi (intérieur/extérieur), tu joues à la savonnette tout la nuit et tu te retrouve projetée un coup contre la cloison, un coup contre le rebord extérieur (et tu comprends pourquoi il est là celui-ci !) et ça recommence…

Bref, jour 2 jour 3. On commence à prendre nos marques et trouver notre routine : P’tit dej’, briquage du pont, établissement des voiles, cours du commandant capitaine commandant (j’ai toujours pas compris), pause repas, sieste, douche (la douche en milieu d’aprem, c’est plutôt ma routine que celle du groupe ^_^), activités diverses et variées, pause dîner, carquage (suis pas sûre à 100% que ça ce dise) des voiles, blabla en potes co-stagiaires, dodo.

Donc en ce jour 3 mardi, je commence à prendre mes marques. Je suis censée être de quart de 4 à 8, de 15 à 18 et de 0 à 4. Euh, de 4 à 8 je dormais (encore ! diront ceux qui suivent mon périple depuis le début.). Bon, apparemment c’est passé inaperçu puisque personne n’est venu me réveiller… J’allais tâcher de pas siester après le déjeuner pour assurer mon créneau 15-18. Bien en a pris car aujourd’hui c’est « zozo tour ». Zozo pour zodiac. Enfin ça c’est la version officiel de l’équipage. Officieusement je pense que dans leur esprit c’est plutôt « balade de notre tas de zozos ». On est pas si cons qu’on en à l’air (à terre en tout cas).  Concrètement, ils mettent à l’eau l’un des zodiacs pour qu’on puisse faire le tout de Belem et l’admirer tout voile dehors au milieu de nulle part en pleine mer. Avec le temps couvert qu’on avait ça avait quelque chose d’un peu mystique. C’était juste sublime !!!

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Et comme c’est la journée où en a pris plein les yeux, c’est aussi le jour où baleines et dauphins ont choisi de se montrer ! Par contre, eux, n’ont pas vraiment été coopératifs pour les photos.

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Cette journée déjà bien remplie, devait, pour ma part, s’achever par le quart de minuit à 4h. Avec ma cure de sommeil, je n’ai pas juger bon de faire une sieste avant. Je suis donc restée éveillée entre-temps dans l’idée de profiter des merveilleux ciels étoilés qu’un ami m’avait venté. Finalement, le ciel étant couvert (comme depuis notre départ), je n’ai pas vu grand chose. Mais j’ai quand même su apprécie ce temps de calme et de solitude.

Solitude !? Tiens comment ça se fait que je suis seule ? J’ai eu la réponse une paire d’heures plus tard quand l’un des matelots m’a « découverte » sur le pont : « Bah qu’est-ce que fais là ? / J’attends pour mon quart. / Mais y’a pas de quart, on est au moteur ! » Deuxième moment de solitude… Ça devait faire partir des explications données le premier jour et qui me sont donc passées à la trappe. Bref, j’ai été priée de me signaler à la timonerie. Histoire qu’on sache que j’étais là et qu’on me surveille vérifie que je ne tombe pas l’eau.

Puisque j’étais debout, j’ai quand même voulu effectué ce pseudo-quart. J’étais effectivement la seule de mon tiers (et des stagiaires) à être là. J’ai donc eu le privilège d’avoir une présentation privée de la timonerie avec description et explications des appareils de navigation (là encore, j’ai pas tout compris retenu. L’heure peut-être ?) ainsi qu’une session sur les constellations (le ciel ayant eu la gentillesse de se dévoiler par moment).

Pour l’anecdote, ce quart (0-4) est appelé quart des hiboux car c’est le seul qui se fait entièrement de nuit. C’est aussi celui dit « des asociaux » car hormis ceux de quart ( l’équipage, lui, reste de quart moteur ou pas moteur) tout le monde dort. Nous étions donc cinq hiboux asociaux cette nuit là. Si je suis d’accord pour rentrer dans la case asocial, je suis beaucoup moins hiboux. J’ai donc abandonné à 2h car « Fatigue » se faisait sentir et je commençais à être barbouillée.

 

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6 réflexions sur “La vie en mer – bis

  1. Toujours un plaisir (teinte cependant d’une pointe de nostalgie…) de lire ton journal de bord !
    Juste une precision : si l’ami en question est celui a qui je penses, il maintient et confirme : barrer le Belem, berce par le son des vagues et sous la voute etoilee, c’est une sensation inoubliable !!

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