Disney, ses princesses et moi

Disney-Princesses

Comme beaucoup d’enfants, j’ai grandi avec le monde « merveilleux » de Disney et des ses princesses.

Mon coté féministe peste beaucoup après les clichés qui y sont représentés et ses princesses un peu cul-cul. Pourtant, à 30 ans, une part de moi les trouve encore sympathiques voire attachantes.

Mais pourquoi ?

Peut-être parce que je trouve quelques ressemblances entre elles et moi…

Blanche-Neige :

blanche -neigeComme elle, je suis très naïve et j’ai déjà eu le malheur d’accepter des pommes empoisonnées, sans imaginer une seule seconde qu’elle pouvaient l’être. Et ce, malgré le fameux « n’accepte rien des inconnus », que j’ai dû entendre un grand nombre de fois de la part de mes parents. Mais tant qu’on ne s’est pas brûlée, on ne comprend vraiment la dangereusité du feu. Je me suis brûlée/empoisonnée, prenez la métaphore que vous voulez, mais le résultat est là : ma naïveté m’a coûté très chère, physiquement et psychologiquement. Plus de dix ans déjà et les cicatrices sont toujours là… La leçon de Blanche-Neige ne m’a pas suffit, j’ai du tester par moi-même. Alors quand je pense à Blanche-Neige, je me dis que je ne suis pas la seule à avoir risquer ma vie par naïveté, par excès de confiance envers l’autre. Son histoire me fait sentir moins seule et me déculpabilise, un peu, envers moi-même.

Cendrillon

cendrillonCendrillon me rappelle que les situations désespérées ne sont pas forcement définitives. Avec de la chance (évidemment) mais aussi de l’envie, des rêves et la volonté de les réaliser, c’est (parfois) possible. Faut juste se bouger. Bon, être bien entourée, ça aide aussi. Cendrillon pour moi, c’est un peu d’espoir et de motivation.

Aurore (la belle au bois dormant)

aurore

La plus cul-cul de toutes je pense. Mais tout comme elle, j’ai une sacrée capacité à dormir !

Belle (et la bête)belle

Un point commun autour du goût de la lecture et de la rêverie. Et puis elle est française…

Ariel (la petite sirène)

arielEuh, non, là, c’est une erreur de casting. Je patauge plus que je nage et je déteste chanter. Même si à certains moments le doute pourrait être légitime, je ne me coiffe pas à la fourchette.

Jasmine (Aladin. Et oui la princesse n’a pas le rôle principal !)aladdin28

Une princesse féministe qui refuse le mariage forcée ! Elle est interdite de sortie (pour ne pas dire prisonnière) mais c’est pour son bien… Seul son père sait ce qui est bien pour elle. Elle n’est pas d’accord et va le faire savoir. Lutte contre le sexisme, le paternalisme et pour la liberté de chacun et surtout de chacune ! Si je n’ai pas beaucoup de point commun avec cette princesse, je ne peux que soutenir sa démarche.

Pocahontaspocahontas

Simplicité, paix, tolérance, respect de la nature, respect et fidélité envers soi-même, sagesse, liberté… Autant de valeurs que je tente de mettre en application au quotidien. Elle n’est pas tant ce que je suis, que ce que j’aimerais être.

Mulan 

mulan

Elle manque de confiance en elle et elle est du genre maladroite mais elle a aussi de la détermination. Encore une fois, ce sont des traits de caractère qui me correspondent. Son envie de montrer qu’une femme peut faire aussi bien qu’un homme, voire mieux, tout en ayant conscience des idées stéréotypées qui règnent et contre lesquelles il faut lutter, tout ça exprime bien la complexité de la cause féminine. Le « soit belle et tais-toi » ne lui convient pas du tout. A moi non plus !

Tiana (la princesse et la grenouille)

tiana

Comme quelques unes des princesses Disney, elle n’en est pas une au départ. Mais en plus elle bosse et elle tient à son boulot, par besoin au départ mais aussi pour son épanouissement personnel. Ce n’est pas parce qu’elle a épousé son prince qu’elle reste dépérir au château. Et, d’après les dernières images du film, elle n’a pas non plus, pour ambition pressante de pondre un héritier. J’aime son caractère indépendant et affirmé. La ressemblance est là !

Raiponceraiponce cheveux courts

Même si certains traits de personnalité nous rapprochent, c’est surtout pour la ressemblance physique que je m’en sens proche : pour les cheveux blonds que j’ai eu très longs, très longtemps. Des cheveux de princesse qui plaisaient beaucoup à mon prince. Des cheveux que j’ai coupés. 70 cm d’un coup. Geste symbolique et un peu inconscient qui étrangement (ou pas) s’est accompagné d’une féminité plus assumée. Comme Raiponce, ce geste m’a libérée, émancipée. Il a été le reflet extérieur d’un cap de maturité. Comme Raiponce je fus une mariée aux cheveux courts et fière de l’être. Chose qui semble inconcevable pour beaucoup apparemment, puisque lorsque quelques mois plus tard, nous avons pris le chemin du mariage, beaucoup m’ont dit : tu vas laisser repousser tes cheveux alors ! Comme si, c’était une évidence, une obligation…

Mérida (Rebelle)merida

J’aime son énergie à revendre, sa liberté malgré les conventions. Sa famille est parfois « gonflante » mais c’est aussi une force et une source de bonheur. L’attachement aux racines et aux traditions me parlent aussi d’autant que ses origines sont celtes comme les miennes. C’est une princesse qui n’a rien d’une princesse Disney (en même tant c’est du Pixar et donc pas 100% Disney) et qui en plus ne veut pas l’être. L’idée que le bonheur passe par des choses simples à la portée de tous m’est appréciable. Non être princesse ne fait pas le bonheur. Avoir un prince non plus. D’ailleurs il n’y en a pas dans cette histoire. Elle ne fait rien comme les autres et ça me plait. On perçoit également une facette différente de la condition féminine : Pour une fois, c’est son père qui est fière d’elle et sa mère qui tente de la « cadrer ».  Et oui, c’est un peu tabou mais se sont parfois les femmes qui brident les femmes.

Esla (la reine des neiges)frozen-wallpaper-elsa-and-anna-

Elsa est peut-être celle qui me touche le plus. Parce que je suis l’aînée, celle qui doit être responsable. Parce que je suis aussi celle que la nature n’a pas fait 100% conforme au cahier des charges et que ma relation aux autres en a été affectée et m’a rendue dure. Dure avec les autres qui me jugeaient, m’agressaient ou simplement s’interrogeaient. Dure avec mes parents qui n’y étaient pour rien et le vivaient encore plus mal que moi par culpabilité. S’ils n’ont pas fait naufrage comme dans le film, c’est leur couple qui a coulé, qui s’est échoué sur l’écueil de ma vie… Dure avec moi-même, depuis toujours et pour longtemps encore je pense. Et dure avec ma sœur. Par jalousie de sa santé parfaite, de son innocence et de sa facilité à socialiser. Ma petite sœur que j’aime tant. Nos différences sont bien plus nombreuses que nos ressemblances mais c’est surement cela qui nous rapproche et qui rend notre lien si fort. Anna et Elsa : ma sœur et moi… Elsa ne semble pas être une princesse « gentille » mais pourtant elle est très sensible. Il faut juste savoir aller plus loin que le premier contact.

Alors voila, pour moi les princesses Disney se sont des filles pas toujours parfaites mais avec du caractère. Bien sûr, elles vendent du rêve mais c’est bon pour le moral et ça nous donne envie de réaliser les nôtres.

Je les ai abordées selon ma sensibilité et je reste donc très partielle sur l’approche que j’en fait. Certaines d’entre vous les aiment peut-être pour les mêmes raisons que moi, mais il est fort possible qu’elles vous touchent pour d’autres spécificités. Je suppose aussi, qu’à l’inverse, elles agacent nombreuses d’entre vous.

L’avantage des Disneys, c’est qu’ils ont plusieurs niveaux de lecture et qu’on y trouve ce à quoi nous sommes sensible et ça, ça dépend de l’âge et du vécu de chacun.

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4 réflexions sur “Disney, ses princesses et moi

  1. J’ai apprécié cet article, qui montre la manière dont tu perçois ces personnages.
    Je n’ai pas souvenir de m’être identifiée à ces princesses. il faut dire que je préférais les 101 dalmatiens, les aristochats… lorsque les animaux sont les vedettes 🙂
    Je trouve que les princesses Disney sont les reflets de leurs époques. Du coup, on s’identifie plus facilement à Mérida ou Tiana qu’à Blanche Neige, parce que ces dessins animés sont plus récents. Qu’en dis-tu?

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    1. Oui, je suis d’accord avec toi sur le fait que les princesses « collent » à leur époque. C’est plus en grandissant que j’ai pris conscience du rapprochement identitaire. Mon regard d’adulte sur les films me fait découvrir une autre dimension de l’histoire. Je suis également d’accord avec toi sur le fait qu’on accroche souvent plus avec les animaux. Je n’ai d’ailleurs jamais eu de poupées de ces princesses mais j’ai une peluche de polochon (le poisson jaune et bleu de la petite sirène) et j’étais complètement fan de Meeko (le raton de Pocahontas). J’ai adoré le roi lion et le film qui a marqué mon enfance est Bernard et Bianca. Je suis partie d’une réflexion personnelle suite à certaines petites filles de mon entourage qui « décoincent » pas du mode princesse. Pourquoi ? Et donc par glissement quel rapport j’ai avec ces princesses qui inondent la sphère enfantine.

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  2. J’adore les Disney. J’ai été élevée au Disney. Les chansons représentent toute mon enfance.
    Enfin oui et non.
    Je ne regardais pas la télé jusqu’à mes 9/10 ans. Ça ne m’intéressait pas. Et puis les princesses c’étaient un peu cul cul. Ma sœur aînée jouait déjà beaucoup à la princesse. Donc quand on jouait à la poupée c’était forcément elle la princesse.
    Elle se considère toujours comme une princesse. Moi j’étais plus princesse Fiona.

    Je n’ai jamais fantasmé sur les princes des dessins animés. Mes parents représentaient à mes yeux la plus belle histoire d’amour que je pouvait espérer (enfin jusqu’à un certains âge ou ils m’ont bien montré que l’amour ce n’était pas linéaire…)

    A l’école pour ma dernière année d’anglais j’ai fait un exposé sur les princesses Disney. Les stéréotypes qu’elles véhiculaient qui correspondaient à l’époque ou le dessin animé était sorti (la chanson de la petite sirène sur soit belle et tais toi avait fait un effet bœuf sur mes camarades qui ne s’étaient jamais rendu compte à quel point c’était sexiste) les évolutions de la société qu’elle représentaient et le fait que ça ne choquait pas grand monde d’élever les petites fille selon ce modèle.

    Pour le moment je n’ai pas de fille. Mais si j’en ai une je ne sais pas à quel point je la laisserai regarder certains Disney. Moi mon préférée c’était Hercule pour les musiques et l’humour. Un des seul sans princesse… J’ai jamais dit que je n’avais jamais été une princesse?

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