Mon poids et moi, ça balance !

photo

Comme je le disais dans mon précédent article, je suis plutôt un petit gabarit, et cela depuis longtemps. En primaire et au collège, j’étais dans la catégorie poids plume (en 6ème mon cartable faisait 1/3 de mon poids !), et j’avais la taille correspondante. Faire un petit poids ne m’a jamais posé de problème mais faire une petite taille si. Par chance, je compensais avec un fort caractère.

A l’adolescence, mon corps s’est finalement décidé à grandir un peu plus vite. En toute logique mon poids a suivi, mais plutôt tranquillement. Donc toujours pas de soucis de ce coté là. A l’âge où mes copines commençaient à parler régime, je mangeais pour deux en toute tranquillité.

Malgré un budget serré et un emploi du temps surchargé (et donc une alimentation à effrayer à un nutritionniste), ma vie et mon poids d’étudiante ont suivi leur bout de chemin assez sereinement.

Par la suite, j’ai emménagé avec mon copain et j’ai pris ses (mauvaises) habitudes alimentaires. Toujours pas de conséquence. Ma relation avec ma balance était donc plutôt cordiale. Une petite pesée une fois de temps en temps quand l’humeur m’en prenait. Le nombre qui apparaissait était toujours le même, au kilo près.

Puis un jour, ce nombre est monté un petit peu. Rien d’affolant. Plutôt surprenant. Comme en plus il est redescendu tout seul par la suite. Mais il est remonté… et redescendu… et remonté…. J’ai alors découvert les fluctuations de poids, avec une composante saisonnière (bah oui, apparemment, raclette et tartiflette, ça compte plus que salade de tomate et grillade de viande maigre). Bref, toujours rien d’inquiétant mais j’ai commencé à surveiller ça d’un peu plus près.

Les premières contrariétés sont venues quand j’ai commencé à me sentir serrée dans mes vêtements. J’avais bien pensé à accuser le lave-linge de les faire rétrécir mais, en tout honnêteté, je n’y croyais pas beaucoup moi-même, vu le nombre de lavages qu’avaient déjà subi certaines pièces.

J’ai donc commencé à changer mes habitudes alimentaires, à faire plus attention aux grignotages et gourmandises, à réduire mes portions. Et je me suis également fixé un seuil à ne pas franchir. Pour m’aider à tenir : ma trouille des prises de sang. En effet il faut un minimum de 50kg pour donner son sang. Tant que j’étais en dessous, j’avais une excuse légale qui me permettait de ne pas me confronter à ma conscience.

Malheureusement, la vie étant joueuse, j’ai cumulé début du chômage (activité physique réduite et temps libre dégagé pour grignoter), entrée dans l’hiver (retour des plats savoyards) et changement de pilule contraceptive (affolement des hormones). Bref, j’ai pris 3 kilos en trois mois. Seuil franchi ! Alerte générale !!! J’ai sérieusement pris les choses en main. Mais à part me sentir frustrée, il n’y a eu aucun changement. Désespérant. Selon les avis, plus ou moins fondés, il paraitrait que c’est l’âge, que je stockerais en vu de mes futures grossesses. Mon corps ne semble pas avoir les mêmes doutes que mon esprit à ces sujets. Pour la petite histoire, j’ai été donner mon sang (mais ils ne veulent définitivement pas de moi pour d’autres raisons d’ordre médical).

Après plusieurs mois de lutte sans résultat, j’ai décidé de rompre avec ma balance. Elle me narguait tous les matins dans ma salle de bains en m’indiquant des chiffres qui me mettaient de mauvaise humeur. Je n’ai pu la congédier car monsieur voulait la conserver. Le monde étant bien fait, il lutte pour prendre du poids (en muscle de préférence) car il se trouve trop fluet et tient donc à leurs discussions régulières. En cessant toute relation (avec la balance, pas avec monsieur !), j’ai arrêté de stresser en la voyant, de m’énerver en montant dessus et de me frustrer-culpabiliser les heures qui suivent. J’ai décidé de ne plus me prendre la tête à ce sujet. J’ai racheté des pantalons, plus grands. J’ai fait mon deuil de mon poids de jeunette. Je sais que ce que je mange aura plus d’impact qu’avant sur ma silhouette, donc, je suis plus raisonnable au quotidien mais je ne me prive pas pour autant de petits plaisirs ponctuels. Et surtout je ne me mets plus de pression.

Bizarrement mon poids semble s’être stabilisé. Car si je ne me pèse plus, je continue de m’habiller et mes pantalons, eux, parlent toujours. Et puis, quelques mois après cette dispute kilogrammique avec cette chère balance, j’ai du me faire opérer et donc pour ne pas mourir faire plaisir à l’anesthésiste, j’ai dû renouer vite fait avec elle. Il semblerait qu’on ne soit plus fâché, mais de là à redevenir amie, faut pas pousser non plus.

Finalement, je dirais que mon poids ne concerne que moi (les médecins curieux et celui qui règle la fixation de mes skis), alors ne pas le connaître, ne pas pouvoir le chiffrer exactement ne m’apporte que plus de légèreté au quotidien et c’est bien ça l’essentiel.

Alors à la question du poids, je réponds que ça ne regarde que moi et encore… même pas !

Suivez-moi sur Hellocoton

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

4 réflexions sur “Mon poids et moi, ça balance !

  1. C’est amusant parce que pour le coup je pensais que tu étais comme moi. Que ton poids ça te passais à mille lieux au dessus de la tête et que tu te trouvais plus trop maigre qu’autre chose.
    Tu le sais je prie pour garder quelques kilos superflus de la grossesse une fois le squatteur dehors. Même si monsieur fais des réflexions sur mes réserves au niveau des hanches (hum hum). Je dois reconnaître que ma balance j’ai plus souvent eu envie de la jeter par la fenêtre parce qu’elle indiquait un poids inférieur à ce que j’attendais plutôt que l’inverse…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s