Belem ! Me revoilà !

Il y a deux ans, je vous racontais mon aventure maritime à bord de Belem. Si vous voulez remonter l’histoire cela démarre ici.

Malgré le mal de mer qui m’avait terrassée (merrassée ?) la première journée, je garde un si bon souvenir de ce voyage que j’ai signé pour un nouvel embarquement. Cette fois cela sera sur les vagues méditerranéennes : départ de Gênes, arrivée à Toulon.

A l’heure où j’écris, je suis à J-7 de mettre pied à bord. En bonne OPC (boulot qui consiste à tout planifier et organiser des mois à l’avance), je suis complètement à la ramasse sur ma to do list (qui n’existe que dans ma tête et peut donc subir quelques ratés).

Dans les choses déjà faites, j’ai :

  • Réserver ma place à bord
  • Fait remplir et envoyer mon certificat médical (je n’ai eu, cette fois, aucune leçon moralisatrice de mon médecin traitant quant au fait que ne voyant que d’un œil il était raisonnable que je ne m’aventure pas dans la mature. Je ne lui ai évidement pas rappeler sa restriction orale précédente, ni précisé que je n’avais qu’à demi-respecté sa consigne la dernière fois en me hissant qu’à hauteur de la première vergue (la culpabilité de passer outre sa frilosité sagesse m’avait retenu de m’aventure plus haut). En même temps, de par mon travail, je suis régulièrement sur les toits. Jeudi dernier, j’étais même sur la plate-forme cabine d’une grue de 55m (où j’ai eu le mal de mer) et le médecin du travail n’a jamais ordonner de restriction à ce sujet (en même temps je ne l’ai jamais rencontré en 2 ans que je bosse là où je suis).
  • Vaguement planifié avec ma sœur que je faisais étape chez elle à l’aller et au retour, vu qu’elle habite la région toulonnaise.

On est d’accord pour dire que ça ne fait pas lourd tout ça. Ce matin, j’ai donc eu un petit coup de stress me rappelant qu’il était temps que je m’active. Petit retour sur mes actions du jour :

  • Approvisionnement en Mercalm. Même si la défaillance totale de mon corps ne m’a pas fait renoncer au renouvellement de l’expérience, j’ai pour envie de faire en sorte que cela se repasse un peu moins vagalement. De ce fait cet antiémétique qui m’avait, je pense, littéralement sauvé la vie, fait partie de mes priorités pour ce voyage. Précédemment, j’avais du compter sur la prévoyance de l’équipage et de mes co-naviguants.
  • Clarification et planification des trajets Toulouse-Toulon et Toulon-Toulouse grâce à Blablacar et ma sœur.
  • Tentative d’achat d’un billet de train Hyères-Gênes. Qui dit tentative, dit… échec. La SNCF dans sa fiabilité habituelle avait aujourd’hui sa plate-forme de réservation hors-service. Ce qui me conforte que je préfèrais faire ce trajet en co-voiturage aussi mais pour le moment rien ne correspond à mes besoins.
  • Achat d’un sac à viande. Ok, ça n’a rien de primordial mais pour mon confort à bord, je me suis fais ce petit plaisir sachant que je suis déjà globalement équipée suite à ma précédente navigation.

Reste que ce trajet Toulon-Gênes est problématique car sans lui tout tombe à l’eau… C’est donc ma priorité à solder et j’espère bien que notre cher service public ferroviaire aura retrouver sa fonctionnalité demain.

Arriverai-je à bon port ? Telle est la question du jour qui, j’avoue m’angoisse un chouïa.

En attendant, j’ai eu la belle surprise, en rentrant chez moi ce soir, de trouver dans ma boite aux lettres, ma carte d’embarquement et un joli carnet de bord aux couleurs de Belem !

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Les petits bonheurs de juillet

  1. L’odeur de la pluie fraîche sur le goudron chaud. Je vous l’accorde ça n’a rien d’écolo mais j’adore (tout comme les stations essences et les parkings souterrains #generationperdue).
  2. Faire de l’accrobranche. Je ne pesais pas ça si sportif… Je suis revenue avec un pouce écrasé (d’où l’importance de respecter les consignes de sécurité) mais aussi avec quelques courbatures. La recherche perpétuelle de son équilibre mobilise tous les muscles.
  3. Voir sa région vue du ciel grâce au tour de France. Quand je dis « ma région » faut entendre le triptyque Lorient-Ploemeur-Guidel qui fut le départ de la cinquième étape.
  4. Suivre l’euphorie française derrière son équipe de foot. Ce n’est pas tant le sport qui m’intéresse mais le phénomène qui va avec. C’est l’un des rares moments où la notion de fraternité ressort et pour un événement positif qui plus est (ce qui n’était pas vraiment le cas pour les derniers rassemblements). C’est aussi un intermède où les racistes oublient de l’être ou au moins se taisent.
  5. Apprécier un concert de l’orchestre national du Capitole sur la Praire de filtres. Toulouse nous offre (bon avec nos impôts on s’entends) chaque année des concerts à ciel ouvert. Celui-ci dans un style différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre a été une belle initiative. Le contraste de cet ensemble évoluant dans des décors fastueux et un public sélect se retrouvant à jouer dans une « prairie » devant « le peuple » était un beau moment. Les voir et les entendre sous la voûte céleste était un pure moment de bonheur.
  6. Pénétrer dans l’antre de La Machine toulousaine et pouvoir découvrir en avant première les premières créatures mécaniques qui ne feront leur sortie que début novembre. Insectes en tout genre, poissons géants et bovins métallique se sont laissés apercevoir entre racks, malles et camions.
  7. Réserver ma place à bord de Belem. La première aventure m’avait tant plus que malgré mon mal de mer j’embarque de nouveau. Cette fois cela sera pour rallier Gênes à Toulon.
  8. Passer du temps à lire. En semaine, le weekend, de jour comme de nuit, chez moi ou bien dehors, quelques minutes ou de nombreuses heures d’affilées.
  9. Une soirée purificatrice. D’abord de mon chez moi avec une session ménage puis de mon moi physique avec une séance yoga et de mon moi psychique avec un instant méditation. Et pour finir une douche à la lueur d’une bougie (quand on découvre des petits bonheurs un certain mois, ne pas hésiter à renouveler le mois suivant)
  10. Me préparer et boire des thés glacés.
  11. Admirer un feu d’artifice et puis les pompiers lors de leur bal de l’année.
  12. Admirer un second feu d’artifice. Depuis chez soi. Et pouvoir le photographier confortablement.
  13. Participer Assister à la victoire des bleus. Se vêtir de bleu, blanc, rouge. Chanter, sauter, crier d’espoir, de tension et de surtout de joie. Partager tout ça avec des millions de gens et le vivre au milieu d’un rassemblement de 40 000 toulousains.
  14. Avoir frais. Quand on perd 10° en une nuit il pourrait faire froid le lendemain, mais en partant de 35 degrés. Il fait juste frais. Après des semaines de chaleur liquéfiante avoir « frais » est très appréciable.
  15. Perdre la notion du temps, ou ne plus en tenir compte et profiter de l’instant présent en multipliant les moments partagés, chez soi, chez des amis, dehors. En journée, en soirée, en pleine nuit, en semaine en weekend. Se sentir en vacances et vivre comme si alors que ce n’est pas le cas.
  16. Se faire doucher, naturellement j’entends, par les pluies d’orages qui sonnent l’heure de rentrer (ou pas) en soirée. Et se retrouver à danser sous la pluie.
  17. Légère. C’est ce qu’une personne fraîchement rencontrée m’a dit. Un peu surprise je lui ai demandé de préciser. Il voulait parler de ma démarche et m’a demandé si je faisais de la danse.  Je ne pratique plus mais sûrement que les années passées ont joué. Ma silhouette aussi doit aidée.  Mais, et surtout, j’ai réalisé que je me sentais légère. Que cette légèreté etait relativement nouvelle. Que cette année passée m’a libérée, allégée. Que mon état d’esprit a lâché prise. Et que ma transformation mentale transparaît sur le physique. Fardeau envolé, légèreté regagnée. Ce compliment un brin décalé m’a en fait fort touché car il définit bien plus profondément qu’il n’y paraît celle que je suis aujourd’hui.
  18. Prendre son après-midi. Une semaine bien remplie, une journée démarrer bien trop tôt, des partenaires professionnels qui semblent tous partir en vacances, une belle journée, rien qui ne pouvait patienter jusqu’au lundi, alors j’ai eu une forte envie de partir en weekend quelques heures plus tôt et je l’ai fait.
  19. Découvrir Ecosia, le moteur de recherche qui plante des arbres avec la majeure partie des ses revenus publicitaires. Du coup, je l’ai paramétré en remplacement de Google et maintenant, je clique en me disant que chaque réponse pour moi est aussi un geste pour la planète.
  20. Réorganiser mon salon. Une grosse année que je suis dans cet appart. Ca m’a pris d’un coup, puis 5h… Encore 2-3 détails à finaliser mais ce coup de vent intérieur m’a permis d’être en accord avec celui qui m’a fait évoluer les mois écoulées.
  21. Le bon coin est mon ami. Il me permet de m’alléger d’objets qui encombrent mon lieu de vie et parfois aussi mon esprit lorsqu’il font référence à un passé qu’on a pas envie d’avoir sous le nez. Ça fait aussi le bonheur que quelqu’un tout en faisant celui de mon porte-monnaie.
  22. Manger des cerises. Chaque bille est une perle de bonheur.
  23. Faire du kayak. Une madeleine de Proust qui me rappelle les retrouvailles familiales de mon enfance. Dans le cadre de Toulouse-plage, la ville propose gratuitement des petites sorties sur la Garonne.
  24. Suivre l’éclipse de lune. Moment magique partagé par des millions de gens. Voir ce jeu d’ombres et de lumières des astres qui nous sont les familiers fut vraiment hypnotisant.
  25. Acheter des nouveaux draps. Une envie qui m’habitait depuis longtemps mais que je n’assouvissais pas car je ne la trouvais pas indispensable, ni forcement raisonnable. Et puis je me suis dis que ce n’était pas non plus ni folie, ni inutile. Donc j’ai fini par me faire plaisir.
  26. Recevoir une bonne note. N’étant plus à l’école depuis quelques années, les résultats n’étaient pas scolaires mais médicaux. Tout est dans la norme. RAS.
  27. Faire une balade nu pied. Sur les conseils d’Ariane, j’ai pris le temps de me reconnecter à la nature avec une escapade connectée au sol. Un sol brut, non bitumé. Apprécier en conscience la souplesse de la terre, le silence de mes pas, la douceur de l’herbe, la légèrté à avoir sur les gravillons, la glissance des galets…
  28. Trouver un coin baignade tout près de chez moi, en pleine ville, mais peu connu car pas évidement accessible et donc peu fréquenté.
  29. Tester le shampoing solide. Celui que j’ai choisi n’est pas encore 100% clean au niveau de sa composition mais c’est déjà un grand mieux pour moi. Et pour l’environnement aussi.
  30. Voir les autres partir en vacances. Cela veut dire que les miennes approchent aussi et me fait espérer un rythme un peu moins soutenu d’ici là. C’est aussi moins de circulation et plus de facilité à stationner.
  31. Vivre un peu comme si j’étais déjà en vacances. Profiter des moments présents aider par la nonchalance que la chaleur de l’été génère.

 

Et vous juillet vous inspiré quels moments de bonheur ?

Les petits bonheurs de juin

Nouveau mois, nouvelle liste. 30 jours, 30 bonheurs.

Alors, quels sont mes instants sourire de juin ?

  1. Découvrir la vie de château. Enfin, l’imaginer en visitant celui de Versailles, les jardins et Trianons qui vont avec.
  2. M’émerveiller devant la beauté des paysages de nos régions en cette saison et tout particulièrement devant les coquelicots semés au gré du vent.
  3. Ressortir une robe que j’avais faite il y a 10 ans pour des mariages, la remettre, constater qu’elle me va toujours et recevoir des compliments sur ma tenue du jour.
  4. Courir sous une pluie d’orage. 200m, moins d’une minute, se retrouver trempée comme si j’étais passée sous la douche. Se changer dans une voiture dans la limite des deux vêtements à portée de main et être emplie d’une joie enfantine.
  5. Reprendre le boulot après une semaine de vacances pleine d’énergie et abattre une belle quantité de travail.
  6. Un bal de pompiers. Le public était très féminin mais aux vues du spectacle donné, j’ai compris pourquoi…
  7. Un marathon traitement photos suite au shooting du mariage d’un ami. 1335 clichés pris. 761 conservés. 25h de travail de traitement et y prendre du plaisir en se disant que cela devrait en générer en retour.
  8. Les orages de fin de soirées, de façons pas très gentille et assez égoïste, car ils font fuir les bruyants badauds du bar d’été et me garantissent des soirées tranquilles.
  9. Une nouvelle journée de bureaux musicaux qui me permet d’avoir maintenant le mien pour moi toute seule. Mes collègues se réjouissent de ne pas être celles qui est bannie de l’open space mais je moi je savoure de ne plus avoir à supporter leurs nuisances sonores.
  10. Faire des crêpes. Et les manger surtout !
  11. Attaquer les réunions sur site de mon nouveau chantier et en profiter pour rendre visite à d’anciens collègues qui travaillent toujours dans mon ancienne société dont les bureaux sont sur le même boulevard.
  12. Refaire quelques sessions yoga/relaxation et être emplie de bien-être en suivant.
  13. Sentir l’odeur de l’air frais portée par la brise de ces soirées printanières.
  14. Dormir fenêtres ouvertes.
  15. S’entendre dire qu’on a réussi à remonter le moral d’une copine qui traverse une mauvaise passe.
  16. Avoir une ancienne collègue au téléphone qui te dis « je t’ai reconnue à ton sourire« . Je faisais du SAV téléphonique à cette époque. Et on me disait régulièrement qu’on « entendait » mon sourire. J’ai été surprise la première fois mais comme il y en a eu d’autre j’ai fini par me dire que ça devait être vrai. En fait je pense que je suis très expressive, quelque soit l’émotion, que je le veuille ou pas. Du coup même sans l’image, le son reste suffisamment tonique pour exprimer le physique. Je trouve le phénomène surprenant mais je le prends plutôt positivement. Je pense que ça va avec ma franchise et ma sincérité. Mes moyens de communication verbaux et non-verbaux sont raccords !
  17. Avoir comme un écho, quatre jours plus tard : un autre ancien partenaire professionnel avec qui je n’ai pas eu de contact depuis plus de six mois me téléphone et me dit : « ça fait du bien d’entendre ton sourire ». On dirait qu’ils se sont donné le mot !
  18. Recevoir un courrier du ministère de l’intérieur pour me dire que j’avais de nouveau mes 12 points de conduite.
  19. Envoyer un courrier à une entreprise pour lui signifier que je lance la machine pour la virer du chantier et me prendre en retour un compliment du patron me disant qu’il était très bien écrit et qu’il réutilisera certaines formulations. Moi qui m’attendait à me faire pourrir, j’ai été plutôt surprise. Comme quoi même s’il est incompétent, il reste beau joueur.
  20. Se faire surprendre par le retour de l’été.
  21. Traverser la ville a vélo en cette nuit la plus courte de l’année et ressentir la gaîté des nombreuses personnes qui sont là à fêter la musique qui s’élever à chaque coin de rue.
  22. Revoir une ex-collègue partie vivre aux Etats-unis. Décidément mes ancien.ne.s collègues ont bien rempli ce mois !
  23. Prendre une douche à la lueur d’une bougie. Petit bonheur d’autant plus grand que le contexte ne laissait pas présager un moment bien-être.
  24. Finalement poser une semaine de congés en août avec un petit projet de voyage en tête.
  25. Admirer la lune. Tantôt pleine, tantôt rousse, jouant à cache-cache avec les nuages ou encore se reflétant dans la Garonne.IMG_20180626_230512_404.jpg
  26. Tester le nouveau bar « branchouille » de Toulouse. Le service est à perfectionner mais la vue est vraiment sublime et encore plus à l’heure du coucher du soleil. Un vrai moment détente.
  27. Se retrouver à manger des huîtres et des moules sur la place du Capitole, un soir où la Bretagne me donnait du vague à l’âme grave à un marché « local » et bio installé sur la place.
  28. Y manger aussi une glace à la poire à tomber.
  29. Pouvoir rester dehors jusqu’à pas d’heure en étant juste couverte d’une robe légère.
  30. Voir les jours défiler et se dire que chaque en est un de gagné pour la santé de ma nièce bien trop pressée de pointer le bout de son nez. Ce réjouir que le mois de juin soit passer sans son arrivée.

Et vous, quoi de bon aux heures de juin ?

Belle soirée à vous…

Belle soirée / Belle journée / Beau weekend …

Vous voyez de quoi je parle ? Cette nouvelle tendance qui consiste à remplacer le bon.ne par beau/belle.

Il n’ y a que moi que ça dérange interpelle ?

Ces expressions déboulent dans mon environnement depuis quelques mois, voire année(s). J’avoue ne pas avoir prêter attention au timing de leur apparition.

Surprise les premières fois, je m’y suis vite habituée. Je les trouvais « jolies » (Je ne croyais pas si bien dire…) au départ Je trouvais que la personne qui l’employait faisait un effort de personnalisation d’attention envers son interlocuteur.trice. Et puis…

Et puis, j’ai eu l’impression que ces expressions se sont répandues à une vitesse folle, perdant ainsi le charme de leur différence. Je me suis alors mise à le ressentir comme un phénomène de mode. Or, je ne pense pas qu’il y ait plus impersonnel que la mode. Suivre un mouvement de mode, c’est effacer sa personnalité pour se fondre dans le groupe (pour s’y intégrer diront certains). En fait, cette attitude est un acte égocentrique puisqu’il s’agit d’attirer positivement le regard des autres sur soi pour se faire valoir.

J’en reviens à mes « Belle soirée, belle Journée, beau weekend » qui sont censées être des formules de politesse. De ce fait, elles sont censées être un geste vers l’autre, pour l’autre. Du coup, l’effet mode sur la politesse, cela ne me parait pas vraiment compatible… Et cela a gentiment commencé à m’agacer.

Et puis, hier soir, ce fut la goutte d’eau qui m’a fait déborder : Madame Météo s’y met aussi : « Belle soirée à vous » ! Mais ce débordement a eu pour effet positif de me faire faire « tilt » ! Si Miss Sunshine me souhaite « belle soirée » ce n’est finalement pas la plusmal placée. En effet, on regarde tous (ou presque) son programme en espérant que le temps soit « beau » et non « bon » (demander l’explication de la nuance aux agriculteurs si besoin).

Une langue est un reflet d’une société. Elle évolue avec plus ou moins de rapidité mais de façon constante. J’aurai envie de vous parler de la masculinisation extrême du français au 17ème que l’on tente aujourd’hui de rectifier péniblement après plusieurs siècles de patriarcat complet mais je m’éloignerais du sujet. Je disais donc, la langue évolue à l’image de la société qui la parle et remplacer bonne soirée, par belle soirée, n’est en fait pas si anodin. Cela me partait même être un des symboles de la superficialité de notre société. Je m’explique (avec l’aide de notre cher Larousse) :

Belle / beau : Qui suscite un plaisir esthétique d’ordre visuel ou auditif

Bonne / bon : Qui, dans son genre, présente des qualités supérieure à la moyenne.

L’un est esthétique, l’autre est qualitatif. L’un est instagramable, l’autre pas forcément…

On peut avoir un beau moment bien pourri et un bon bien moche. Exemples vécus : assister à coucher de soleil magnifique sur la plage mais ne pas savoir l’apprécier car la période traversée ne donne qu’envie de pleurer. A l’inverse, se retrouver littéralement coincée dans la boue/vase, en perdre ses chaussures mais être prise d’un fou-rire partagé.

Evidemment, si le moment peut être à la fois bon et beau, je prends ! Mais à choisir je prend le bon et laisse le beau.

Ces « belle soirée« , « belle journée » et autres « bon weekend » sont à l’image de notre société qui mise tout sur le visuel à défaut du ressenti ; sur le paraître plutôt que l’être ; sur le convaincre les autres quitte à ne pas l’être soi-même…

On nous vend vente l’importance du bien-être par des visuels « parfaits ». Mais est-il possible de passer un bon moment quand on se concentre sur la recherche d’un beau moment ? Combien de ces influenceur.se.s tant envié.e.s passent de belles journées sans pour autant passer de bonnes journées ? La tenue parfaite qui n’est absolument pas pratique, le plat magnifique mangé froid à cause de 20 photos pour n’en garder que la plus appétissante, le cadrage serré pour ne pas montré le décor qui fait pitié, la recherche d’un bon réseau plutôt qu’un bon resto, des milliers d’abonné.e.s mais pas de solide amitié…

Il y a donc les belles journées et les bonnes journées.

Ce qui m’amène à la question du jour : N’y a-t-il que moi qui prend à cœur les formules de politesse ? Qui y trouve et y mets du sens ? Qui m’attarde sur le sens des mots ? J’avoue que sur ce coup là, je n’ai pas la réponse et j’ai besoin de votre avis !

Dans le même style, il y a le « avec plaisir » que renvoie par automatisme le/a toulousain.e même s’iel vient de passer un sale moment avec son interlocuteur ou son interlocutrice. Après 10 ans dans cette ville je ne m’y résigne pas. Ou encore, le nouveau « bien à vous » qui peu à peu prend la place de notre cher « cordialement« . Quelqu’un peut m’expliquer son sens ?

Dites-moi, si vous aussi, il y a des locutions toutes faites qui vous perturbe un tant soit peu.

Sur ce, je vous souhaite évidement une : « bonne » soirée !

Les petits bonheurs de mai

Quoi de beau en ce joli mois de mai ? Un certain nombre pourrais-je répondre. 31 vous dirais-je ! Parce que chaque jour doit être un bonheur…

  1. Faire un covoit’ presque parfait avec une voiture complète, des gens sympas, une route dégagée et une arrivée plutôt que prévue.
  2. Admirer la lune. Pleine. Rousse.
  3. Recevoir de la famille de passage sur Toulouse. Comme une grande. Et en même temps dormir avec ma cousine comme quand j’étais petite.
  4. Danser pour la bonne cause. A savoir préparer une surprise pour le mariage d’un ami. Si tu me lis… : Encore felicitations !
  5. Une bouilloire. J’ai noyé la mienne. Après avoir subi un manque, par flemardise, testé quelques semaines sans, j’ai réinvesti. Et je me suis fait plaisir en joignant l’utile à l’esthetique.
  6. Un réveil dominical, chez moi, en pleine ville, au son des oiseaux et des grenouilles avec une douce lumière solaire.
  7. Passer une journée créative, inspirée pour un écrit pro, un perso et une compo diy.
  8. Se faire appeler tata pour la première fois par sa nièce.
  9. Piquer un fou-rire (après un fort moment de gêne) lorsqu’elle dit « bébé » à un inconnu sur la plage dont le ventre est plus rond que celui de ma soeur enceinte de six mois.
  10. Recevoir spontanément un compliment d’une inconnue dans un ascenseur.
  11. Apprendre le prénom de ma nièce à venir.
  12. Faire une matinée télétravail en terrasse avec vue mer.
  13. Profiter des jours fériés pour multiplier les petites vacances.
  14. Passer du temps en famille.
  15. Se ressourcer en Bretagne.
  16. Partager une journée bonheur d’un ami qui se marie.
  17. Me régaler de crêpes et de fruits de mer.
  18. Faire une session yoga et relaxation.
  19. Aller chez le coiffeur en se demandant si c’est vraiment nécessaire et se trouver jolie en sortant. Se dire que finalement ça l’était puisque c’est toujours utile de se faire du bien.
  20. Être officiellement la marraine de ma nièce.
  21. Revoir une amie de longue date.
  22. Se retrouver aphone pendant 4 jours et donc dans l’incapacité de téléphoner. Du coup, gros gain de tranquillité au travail. Ne pouvoir que faiblement chuchoter et voir que mes interlocuteurs agissent en miroir rapidement. Les plus énervés se retrouvant ainsi vite calmés.
  23. Manger des niniches à Quiberon -> madeleine de Proust
  24. Acheter mon livre annuel. Je suis du genre rat de bibliothèque. Pour satisfaire mon appétit livresque de manière économique, écologique et minimaliste, c’est ce qui me convient le mieux. Mais à chaque printemps paraît une nouvelle épopée de Mary Lester (par Jean Failler), une capitaine de police avec une personnalité bien trempée qui nous plonge tous les ans dans un nouveau périple breton.
  25. Etre aux côtés de ma maman pour la fete des mères.
  26. Faire de belles découvertes dans des endroits que je pensais pourtant connaître.
  27. Être fasciner par la force de la nature quand dans la même journée tu mets maillot et polaire, que tu utilises lunettes de soleil et parapluie, que le soleil brille derrière le rideau de pluie.
  28. Faire 8h de voiture et arriver au soleil couchant sur la route des plages qui m’ont vue grandir. Se sentir chez soi-même si je ne vis plus dans ce coin de paradis. Re-prendre conscience de l’importance de l’océan dans mon équilibre.
  29. Prendre mes premiers coups bains de soleil.
  30. M’enivrer du parfum des fleurs qui s’épanouissent un peu partout, de leurs odeurs qui me prennent parfois par surprise. Ça tombe bien, c’était l’un des thèmes du moi pour le projet 52 de Ma’.
  31. Me réjouir de cette nature qui se réveille et des sens et sensations que ceux-ci éveillent en moi. La vue par cette nouvelle palette de couleurs et ses lumières qui s’intensifient, l’odorat avec tout ce réveil végétal, l’ouïe par le chant de la faune qui s’active, le goût à travers l’arrivée des fruits et gourmandises d’été, le toucher grâce aux caresses du soleil et du vent. Et puis de façon plus abstraite avec un regain d’énergie et d’envie.

Et vous quoi de beau ce mois-ci ?

Un an déjà

Un an déjà.

Une année que je n’ai pas vu passée.
Une année que j’ai l’impression d’avoir gaspillée.
Pas grand-chose à cocher sur ma liste de choses faites. Pas de voyages à noter. Pas de nouvel amour rencontré. Pas d’appart racheté. Pas de CDI signé. Pas de souvenirs mémorables emmagasinés. Beaucoup de frustration, d’impatience et de larmes.

Et pourtant… Un an déjà ! Une année que je n’ai pas vue passée…
Un an que j’ai déménagé. Un an qu’une page a été tournée. Qu’un nouveau chapitre a commencé.

Un an qui m’a vu changé.

Il y a un an j’ai sombré. Le corps a lâché ce que le mental tentait de masquer. Incapable de me déplacer, incapable de m’alimenter, incapable de rester éveiller. J’ai perdu pied. Je me suis vue couler. L’eau, le feu. Paradoxalement cette noyade a laissé une terre brulée…

Une terre brulée où peu à peu la vie a repoussé.

A l’image du renouvellement paysagé, le feu a transformé ma vie partie en fumée en nutriments pour nourrir celle qui est venue la remplacer. J’ai fait table rase du passé mais j’en garde une expérience qui m’aide à bien avancer.

Petite pousse encore fragile, je prends garde à ne plus me laisser blesser, ni oppresser. Je me focalise sur la lumière pour mieux grandir. Je me nourris au maximum d’ondes positives. Je prends garde aux parasites.

Je ne sais pas encore très bien où je vais mais je sens que le chemin sera différent.

J’apprends. J’apprends cette patience qui me manque temps. Je découvre. Comme un enfant je m’émerveille des petites choses du quotidien. Je cultive mon bonheur car il est l’essence de la vie. Il y a encore, et aura toujours, des jours de pluie mais j’arrive à me dire que sans elle il n’est pas possible de grandir. Je ré-apprends la vie avec un point de vue différent.

Cette année n’a pas été une année gaspillée.

Si de l’extérieur le tableau n’est pas mirifique, de l’intérieur qu’elle a été très riche. Celle que j’étais avant cette année passée est fort différente de celle que je suis aujourd’hui. Et c’est tant mieux car je vais mieux. On me dit que je suis plus épanouie. Et je pense, qu’effectivement, je le suis.

Je me suis enrichie.

Enrichie de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres, de nouvelles perspectives, de nouveaux espoirs, de nouvelles envies. D’une nouvelle confiance en la vie. J’ai découvert de nouvelles facettes de moi-même : des facettes lumineuses qui me rendent heureuse.

Cette année fut très chargée. Parfois lourde à porter. Mais ce fut une belle année. Pas forcément pour ce qu’elle a été mais pour ce qu’elle va permettre d’être aux suivantes.

Merci à la vie.

Merci à celleux qui sont partis de ma vie et à celleux qui en font partie. Merci aussi à celleux qui, un jour, en feront partie.

Un an déjà.

Les petits bonheurs d’avril

Avril, nouveau mois, nouveaux bonheurs :

  1. Une journée ski : le grand air, l’espace, la nature, la glisse, un sentiment de liberté, la pleine conscience de son corps. Une météo printanière, une neige fraîche de la veille. Un moment partagé. La sensation d’assainir son corps et son esprit. Une journée de sérénité, de… bonheur !
  2. Sortir de ma zone de confort pour un plan qui s’avère foireux un chouïa pas au point, me mettant dans une situation encore plus hors de ma zone de confort. En prendre son parti et s’apercevoir que je gère plutôt bien. Et même : j’apprécie, je me sens bien. Et j’apprécie de savoir apprécier ! Un cercle vertu en fin de compte.
  3. Un jour férié ! Bien placé pour récupérer, prendre soin de soi et prolonger ce sentiment de sérénité qui m’habite depuis la veille. En ce jour dédié au chocolat, j’ai choisi de ne pas en manger, vu que je m’en régale bien trop quasiment tous les autres jours de l’année.
  4. Sentir l’herbe fraîchement coupée.
  5. Ne pas me laisser abattre par les obstacles matériels. Une envie de fondue et pas d’appareil ? Bah, coup de fourchette direct dans la casserole sur le feu ! Humm…
  6. Faire des pique-niques sur la pause déjeuner du boulot. Le printemps est là !
  7. Checker des points qui traînent depuis plusieurs semaines/mois sur ma liste de choses à faire.
  8. Etre envahie d’une grosse flemme tout le weekend mais s’être engagée auprès d’une amie. Donc sortir quand même mais sans motivation. Et finalement passer un très bon moment et rentrer pleine d’energie.
  9. Envisager le pire et constater que finalement rien n’arrive. Ma tour Jenga est toujours là. Debout et entière. Enfin avec encore un trou qui effraie tant.
  10. Les soirées lumineuses de l’heure d’été.
  11. Se surprendre de nouveau devant le constat de mains qui soignent.
  12. Observer les intenses variations du ciel. Quand celui-ci passe du bleu pastel à l’encre bleue. Quand les éclairs zèbrent la nuit. Quand le vent te force à rester à l’abri. Quand la pluie semble ne plus s’arrêter. Quand le soleil se remet à chauffer…
  13. Me faire voler mon vélo. Je m’explique. Le vélo en question était le cadeau de mes douze ans. Ce qui lui faisait (ou fait si il poursuit sa vie en meilleure compagnie) une belle vingtaine d’années. J’ai beaucoup de mal à jeter ou à me séparer des choses en général. Des cadeaux surtout. Du coup je ne savais pas trop quoi en faire. Pas envie de m’en séparer et en même temps pas franchement besoin non plus, mon mode de vie me faisant préférer le velib’. Et puis pour m’en servir il aurait fallu lui rendre un petit coup de fraîcheur (pneus, freins, graisse, éclairage). Or, je ne me sentais pas de faire ça moi-même et pas le temps/energie/motivation pour l’envoyer en atelier. Bref, suite à mon déménagement en mai dernier, mon deux-roues pesait paisait légèrement hors-service dans le local vélo de mon immeuble avec une liberté relative car dans un local à clef mais sans anti-vol car je n’avais plus la clé de ce dernier pour le positionner de façon utile. Dans un élan d’intérêt (11 mois plus tard…) j’ai donc été le voir. Mais il n’y était plus. Et bizarrement le premier sentiment perçu fut du… soulagement ! Soit la gardienne l’a jeté sans avoir mes états d’âme et a donc fait ce que je n’arrivais pas à faire, soit il a fait la joie d’un.e autre, ce qui ferait dans ce cas un peu la mienne. En s’envolant, les pensées qui m’encombraient l’esprit à son sujet se sont envolées aussi.
  14. Pédaler pour la bonne cause. 1km -> 1€ pour les enfants hospitalisés. Opération Carrefour
  15. Une session détente (bains chauds, bulles, jets, hamam, sauna) entre copines.
  16. Se lancer S’acheter des fleurs. Y’a pas de mal à se faire plaisir ! Dédicace à Zénopia.
  17. Manger des fraises les pieds nus dans l’herbe avec des lunettes de soleil.
  18. Ranger les bottes de chantier et sortir les chaussures de sécurité d’été.
  19. Commencer à ne plus avoir besoin d’utiliser le seche-cheveux.
  20. Re-Mettre shorts/jupes/robes sans collant !
  21. Découvrir un petit coin de Paradis, littéralement à mes pieds, sous mes fenêtres, sous mon nez. Se dire que, des fois, le bonheur est sous nos yeux et qu’on met étrangement beaucoup (trop) de temps en s’en rendre compte.
  22. Passer du temps avec ma mère, ma soeur et ma nièce.
  23. Aller à la plage.
  24. Faire quelques heures de télétravail pour pouvoir partir bien plus tôt en mini-vacances.
  25. Jouir de ces mini-vacances. La mer, le soleil, les palmiers, la famille, les petits bonheurs simples.
  26. M’émerveiller devant la capacité d’un petit bout d’à peine 2 ans à vivre l’instant présent, à vivre ses émotions intensément.
  27. Me créer de nouveaux beaux souvenirs.
  28. Me sentir utile en aidant mes proches.
  29. Me découvrir une nouvelle envie, un nouveau centre d’intérêt. Un peu étrange, peu cartésien. Même si je ne suis pas sûre d’assumer encore pleinement.
  30. Ré-ouvrir la saison des glaces. Celles qui se dégustent…

Et vous, vos petits bonheurs d’avril ?